dimanche 30 juin 2019

Le vestibule des causes perdues de Manon Moreau

Tous les chemins mènent à Compostelle
Le vestibule des causes perdues de Manon Moreau (Pocket, 480 pages, 2014)

Incipit :
Il pleut ce jour-là à Paris et l'homme marche.
Pas comme les autres, les passants, les badauds, les étudiants du Quartier latin.
Lui marche vers quelque chose, vers quelqu'un, peut-être.

On suit une mosaïque de personnages, qui ont tous comme point commun d'être sur le camino de Santiago. C'est vraiment très bien fait, les personnages sont variés, attachants, les situations diversifiées avec quelques surprises. Bref, c'est bien construit. Ok, il est vrai que c'est un feel-good book, mais cela tombe très bien en ce moment, ce livre m'a clairement réconforté, il ne remplacera jamais de soi-même faire un chemin, un voyage, des rencontres, aider concrètement les autres, mais en temps de canicule c'est un bon substitut. Ce livre donne vraiment l'envie de prendre mon sac à dos, son paco, son baluchon comme la lame du tarot (Le Fou je crois), vers un abîme, qui vous révèlera à vous même. L'homme se dévoile devant l'obstacle disait Saint-Exupéry. On voit à quel point, dans ce livre, les épreuves nous amènent à devenir nous-même. Ce livre est truffé de pépites, de trouvailles, de bons moments, du bon travail quoi, à déguster sans modération. Bon en ce moment ce n'est pas facile de faire des articles, mon cerveau marche moins bien quand il fait plus de 30° dans la journée, et là on atteint des sommets. Je fais le poulpe dans le lit de la pièce du bas, à peu près la plus "fraîche", de temps en temps je lis, et de temps en temps je fais une micro-sieste de 2h (Vous avez le droit de rire là), ce qui me permet de pas mal lire au final, vu que la moindre activité engendre une perte de 200 litres d'eau, des vertiges, la perte des repères, une déambulation aléatoire dans la maison pendant 30 mn, donc j'évite. Merci de votre compréhension.Par exemple j'ai pris plein de notes en lisant Le cosmos et le lotus, et je n'en ai exploitée aucune. Pourtant il y a plein de passages lumineux. Je dis lumineux car Trinh Xuan Thuan a écrit spécialement des livres sur la lumière, tant son métier dépend de ce phénomène étonnant, invisible et pourtant qui permet, au travers un instrument de mesure (comme l’œil), ou une surface réfléchissante de révéler le monde qui nous entoure. Et je me disais que dans Le vestibule des causes perdues c'était un peu la lumière intérieure qui  nous révélaient les uns les autres, ce qui rejoint notamment l'interdépendance décrite par le bouddhisme.

Ce n'est pas la lumière qui manque à notre regard, c'est notre regard qui manque de lumière.
Gustave Thibon

Plus claire la lumière, plus sombre l'obscurité... Il est impossible d'apprécier correctement la lumière sans connaître les ténèbres.
Jean-Paul Sartre

Note : AAAAAAAAAAAA

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