dimanche 3 novembre 2019

The Girl Who Lived Twice by David Lagercrantz

Etron, étron, petit patapon
The Girl Who Lived Twice by David Lagercrantz (MacLehose Press, 368 pages, 2019)

Incipit :
A beggar nobody had seen before appeared in the neighbourhood that summer. No-one knew him by name, nor seemed to care much about him, but to a young couple who passed him every morning he was the “crazy dwarf”. He was in fact around one metre fifty tall, but he was certainly erratic, and he would occasionally spring up and grab people by the arm, babbling incoherently.

Une série enterrée avec brio par un auteur nase. Pourtant je m'étais dit qu'on ne m'y reprendrait plus ... Mais voilà j'ai cru un instant qu'il avait remonté le niveau, ce qui était possible au regard du gouffre où on était tombé. Grave erreur. J'hésite à créer une nouvelle catégorie : le contraire du livre coup de cœur, l'antithèse du livre culte, en somme l'étron resplendissant de toute son aura de vacuité. Qu'est-ce que c'est mauvais, j'y crois pas. J'ai tenu jusqu'au chapitre 23 (Plus de la moitié du livre) et c'est d'un ennui abyssal. Qu'est-ce qu'on en a rien à cirer de ce fait divers qui traine en longueur (au moins la moitié du livre !), l'auteur pisse à la ligne à n'en plus finir tellement il brode sur une intrigue médiocre. Même en anglais l'auteur m'ennuie, me lasse et me pousse au désintérêt le plus profond.  Cela fait un mois que je suis dessus et chaque reprise est plus difficile, je préfère jeter l'éponge et lire autre chose. C'est moins débile que les propos incohérents de Trump (Cours d'esprit critique pour les nuls par l'excellentissime John Oliver ici et ) mais quand même. Le monde en déréliction ...
Je confirme ...
Mais le capitalisme se satisfait de la nullité, tout se vend. Et même il l'annonce par avance, comme pour le dernier Astérix, qui affiche fièrement dans ses têtes de gondole, je cite, "Je ne vois vraiment pas ce qu'il y a de nouveau !..", autodérision, certes, mais à 5 millions d'exemplaires. Couper des arbres pour ça, je me pose la question. Que ce dernier Millenium soit l'étron d'arbre, il y a une cohérence. Bon c'est vrai je me défoule un peu. J'ai commencé un tableau et pour la deuxième partie j'attends que cela sèche. Faut bien que je m'occupe ! Mais ce qui est acceptable pour Astérix, destiné après tout en priorité aux enfants de 9 ans (tant pis pour la double lecture destinée quant à elle aux adultes, que maîtrisait Gosciny), l'est moins pour Millenium. Là pas vraiment d'excuse. C'est rare qu'un thriller fasse ressentir la notion métaphysique de néant.


Note : .

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire