dimanche 22 décembre 2019

La Mythologie Viking de Neil Gaiman

Le Thor tue et boit l'hydre au miel
La Mythologie Viking - Odin, Thor, Loki et autres contes de Neil Gaiman (Pocket, 288 pages, 2018)

Incipit :
Avant le commencement, il n'y avait rien - ni terre, ni cieux, ni étoiles, ni ciel : rien que le monde de la brume, sans forme et sans structure, et le monde du feu, toujours ardent.
La cosmogonie viking sous forme de contes, très plaisants au demeurant, et même parfois assez drôles (J'ai ri au moins trois fois). Vous saurez ainsi d'où viennent les marées ou encore la raison pour laquelle il y a de bons et de mauvais poètes (j'ai clairement bu le mauvais hydromel ... et maintenant que je sais d'où il vient ...).  Une fin qui rappelle la cosmogonie de Tolkien, où même les Dieux disparaissent et laissent leur place (Ici à Ragnarok), aux humains. Une destruction divine qui laisse place à des destructeurs terrestres. La boucle est bouclée. "Maintenant, je suis devenu la mort, le destructeur des mondes", Oppenheimer s'en était rappelé. Cette mythologie est assez savoureuse, et reflète en creux la vie des vikings, la force, la boisson, la virilité. De même le Kalevala (Article à venir) dans une cosmogonie similaire (féminin, masculin, création de Dieux et d'humains) reflète le monde "finlandais", dont les chants, et les bardes qui en sont porteurs. Dans cette mythologie viking il y a l'idée, au début, d'un être androgyne, comme dans la Genèse de la Bible, et aussi d'une suppression des êtres où seuls quelques uns s'en sortent (mythe de Noé), sans parler de Surt et son épée flamboyante, comme les chérubins à l'entrée de l'Eden ou un Balrog. Vous y trouverez votre compte (et votre conte) en tout cas plus que dans les bouses Marvel au cinéma où toute originalité et réflexion est évacuée (C'est le jeu des cow boys et des indiens de notre enfance, les bons, les méchants, avec des collants colorés et des super pouvoirs) au profit d'effets spéciaux qui peut rappeler le feu d'artifice du nouvel An mais guère plus. Normal, le cœur de cible est l'adolescent de 15 ans ou l'adulescent de 45. Ok, on va encore me dire pessimiste, mais lisant La vallée du néant de Jean-Claude Carrière il est difficile de ne pas être atrocement lucide. J'aurais du faire cet article avant de lire ce dernier. Dommage pour vous. En tout cas, grâce en soit rendue à Neil Gaiman, une lecture savoureuse et réjouissante. J'avais bien aimé lire aussi son conte Stardust, très beau, pas trop mal au cinéma.

Note : AAAAAAAAA

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