dimanche 8 décembre 2019

Les oubliés du dimanche de Valérie Perrin

C'est aussi mon choix
Les oubliés du dimanche de Valérie Perrin (Livre de Poche, 416 pages, 2017)

Incipit :
Je suis allée acheter un cahier chez les père Prost.

Avant Changer l'eau des fleurs il y a eu ce premier roman, lu en deuxième, ce qui a tendance à heurter mon organisation personnelle, comme le fait de lire dans l'ordre, y compris l'ordre de parution. De surcroit l'ayant lu peu après j'étais encore imbibé de l'autre, et donc cela a influé de manière confuse sur mon appréciation, j'ai eu plus de mal à m'immerger au départ. Violette était encore dans mon esprit. Mais c'est toujours très aussi bien amené, aussi bien raconté, aussi sensible. Un condensé de situations à problèmes où l'auteur s'évertue à tourner le couteau dans la plaie qu'elle a elle-même préparé avec soin pour notre plus grand plaisir du déplaisir. Au cas où, je m'accroche toujours à la branche de "c'est de la fiction, tout va bien se passer", astuce qui ne marche plus du tout dans ma lecture en cours, Le lambeau de Philippe Lançon, vu que là, ben c'est un témoignage, cela s'est réellement passé. Mais j'en parlerais quand je l'aurais fini, s'il ne me finit pas avant ... Dans Les oubliés du dimanche nous sommes dans l'antichambre de la mort, alors que dans Changer l'eau des fleurs nous étions plutôt chez la mort, mais dans les deux cas on parle surtout de la vie et de la résilience, avec un regard pertinent, parfois drôle, sur nos existences chahutées, et surtout comment retrouver l'Amour après l'avoir perdu, parfois cruellement. C'est à chaque fois une reconstruction, après une ou des destructions, comme dans Le lambeau d'ailleurs, et illustre l'adage "La vie continue". Oui bon c'est cliché je sais, mais je fatigue là. C'est un bon livre, comme quoi j'aime me faire torturer ...

Note : AAAAAAAA

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