lundi 30 mars 2020

La peste d'Albert Camus

La peste d'Albert Camus (Folio, 279 pages, 1987)
Le rat d'eau de la Méduse
Incipit :
Les curieux évènements qui font le sujet de cette chronique se sont produits en 194., à Oran.

Un livre que je n'avais jamais lu. A cause de l'actualité, il a le vent en poupe, et je me suis dit pourquoi pas. Un livre commencé et quasi fini avant que Le Masque & Le Germe le recommande.Et puis Arnaud Viviant, que je trouve assez agaçant, qui préfère avoir tort avec Sartre que raison avec Camus (!), m'incite encore plus à lire Camus. Le bateau en couverture évoque Le Grand Saint-Antoine, en plus moderne, lors de la peste de Marseille en 1720. Nos états modernes n'ont rien préparés, je ne suis pas surpris, la logique du profit, la manière dont on gère les risques, quels qu'ils soient, la priorité à la finance, à la performance, la logique comptable, en laissant crever les hôpitaux, les riches feront appel aux cliniques privées de luxe, tout cela me désespère. Une explication pédagogique de fin mars, de DirtyBiology qui reprend en autre la cartographie du Coronavirus Ressource Center du Johns Hopkins University & Medecine, ma 'a convaincu de lire ce livre. Certes c'est une parabole de la peste brune (camps, fours, un être froid passionné par les trains qui envoie à la mort) mais aussi de la violence le Mal que chacun porte en soi. C'est très fort. Mais aussi, au premier degré, une excellente analyse psychologique et sociale lors d'une pandémie, comme on la retrouve également dans La mort blanche de Frank Herbert, ou I'm Legend de Richard Matheson (Surtout pas le film). Il y a beaucoup de passages forts intéressants et d'autres qui pourraient être des citations, comme, page 110, "C'est au moment du malheur qu'on s'habitue à la vérité, c'est-à-dire au silence." Une lecture édifiante ...

Note : AAAAAAAAA

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