dimanche 24 mai 2020

Le Père Goriot d'Honoré de Balzac

Le Père Goriot d'Honoré de Balzac (Le livre de poche, 634 pages, 2018)

Incipit :
Madame Vauquer, née de Conflans, est une vieille femme qui, depuis quarante ans, tient à Paris une pension bourgeoise établie rue Neuve-Sainte-Geneviève, entre le quartier latin et le faubourg Saint-Marceau.

Il y avait deux versions livre de poche. Une écrite en très petit et l'autre avec bien plus de pages écrit en caractère bien plus lisibles. J'ai donc pris la seconde. L'histoire ne prend pas autant de pages (En fait de la page 79 à  491) mais est secondée par une préface, des annotations assez conséquentes et un dossier de commentaires à la fin. Ces nombreuses notes riches précisent des lieux, des généalogies, des faits historiques ou encore ce qui arrive aux personnages dans La Comédie Humaine. Un livre passionnant qui aurait pu s'appeler Eugène de Rastigniac ou encore La maison Vauquer. Mais bon il s'appelle Le Père Goriot, peut-être parce que la thématique principale est l'amour filial, et surtout jusqu'où un père peut se sacrifier pour ses deux filles. Il y a d'autres thématiques comme l'argent/la corruption, l'hypocrisie, la pureté, l'ambition mais aussi comment survivre dans un milieu, qu'il soit miséreux ou rupin. Des personnages emblématiques comme Vautrin, figure Méphistophélique du tentateur ou le père Goriot, figure christique de la bonté et du sacrifice. Eugène de Rastignac essayant de survivre dans ce milieu, tiraillé entre le Bien et le Mal, secoué dans son âme et ses sentiments. Les codes de conduite, la tyrannie de l'apparence dans le milieu aristocratique me rappellent ceux du Rouge et le Noir ou de Guerre et Paix, et le tiraillement violent des sentiments ceux dans Phèdre. Les deux personnages qui moralement surnagent en plus du Père Goriot sont Eugène et Bianchon, l'interne médecin, un beau personnage, digne du serment d'Hippocrate. Et puis Victorine Taillefer (Dont le père est l'antithèse de Goriot) c'est vrai, qui a su, pu, rester pure. Ce livre par les questions qu'il pose, par son écriture passionnée et évocatrice est un plaisir des sens. Au point de m'inciter à lire La comédie humaine dans son intégralité. Je vais y réfléchir. Cela me tente fortement ...

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

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