jeudi 21 mai 2020

Phèdre de Racine

Phèdre de Racine (Flammarion, 190 pages, 2010)

Incipit :
HIPPOLYTE
Le dessein en est pris, je pars, cher Théramène,
Et quitte le séjour de l'aimable Trézène.

Qu'est-ce que c'est bien écrit,  non ? Ce style poétique, cette manière de décrire les sentiments. Nulle surprise à ce que Stendhal, dans Le Rouge et le Noir, en ait emprunté quelques rares vers, raison pour laquelle j'ai mis cette lecture plus tôt que prévue. La couverture avec son labyrinthe des passions mais aussi celui de son cheminement intérieur comme celui de sa destinée, sans parler de l'écho du labyrinthe où Thésée à terrassé le Minotaure est bien choisi, chaque pas nous mène au travers de celui-ci, sous différents plans de réalité. Et puis on y retrouve la mythologie grecque, chère à mes yeux comme celle de l’Égypte. Une symbolique puissante, comme ces vers (425 et 426) qui rappellent le tu es né poussière, tu redeviendras poussière. Nés de la Terre, les six frères d'Aricie y retournent. Les notes de bas de pages sont parfois très utiles pour éviter un contresens, ou pour avoir un éclairage historique ou mythologique. Le corpus qui entoure l’œuvre, la vie de Racine, les questions scolaires etc. permettent de prendre en compte la réception de l’œuvre, où elle se situent dans la vie de Racine. Ce dernier n'ayant plus rien écrit après Phèdre, associé à son attrait mystique de la fin de sa vie, rend cette pièce toute particulière. Et puis la lire après Stendhal qui y fait quelques hommages discret rend cette lecture particulière aussi.

Note : AAAAAAA

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