mercredi 3 juin 2020

Bartleby the scrivener by Herman Melville

Bartleby the scrivener. A story of Wall Street by Herman Melville (CreateSpace Independent Publishing Platform, 32 pages, 2017)

Incipit :
I am a rather elderly man. The nature of my avocations for the last thirty years has brought me into more than ordinary contact with what would seem an interesting and somewhat singular set of men, of whom as yet nothing that I know of has ever been written:--I mean the law-copyists or scriveners.
Une nouvelle, très courte, sur un personnage particulier, pour ne pas dire singulier. Personnage dont on sait très peu de chose, effacé, inodore,solitaire, isolé dans son monde, perdu dans son labyrinthe ?, qui en dit le moins possible, qui mange peu, qui s'incruste et fini par faire partie des meubles. Qui dit peu et même qui répète souvent à peu près la même chose I would prefer not to, qui devient presque du comique de répétition. Moins on en sait et moins il en dit et plus le responsable réfléchit, se pose des questions, imagine des choses. Il y a le mur qu'on voit au travers de la fenêtre, le mur du nom de la rue, peut-être un lien avec le quartier d'affaire, encore que au moment où cela a été écrit, je ne sais trop, et ce mur d'incommunicabilité entre Bartleby et son entourage. Et pourtant il parasite son entourage, trois clercs de notaire, qui finit par utiliser le mot prefer au point d'inquiéter le responsable, le notaire, qui se perd dans des méandres de réflexions devant cette passivité inamovible, au point de déménager ... Bon je n'en dit pas plus mais étonnamment Herman Melville rend ce personnage intriguant, le notaire aussi, c'en est même drôle d'une certaine manière. On finit comme le notaire par s'attacher à Bartleby !!! On sent une grande bonté pour son personnage, d'autant plus paradoxale que ce personnage est minimaliste, comme le notaire on se construit une image, un imaginaire à partir de quelques informations aussi pauvres que Bartleby. Mais d'ailleurs est-il pauvre ? On l'imagine car cela nous le rend cohérent. Mais est-il cohérent ? Bartleby rend le questionnement infini devant ce minimum d'informations, c'est un peu le tour de force de l'auteur. En tout cas j'ai trouvé cette nouvelle accrocheuse, souhaitant en savoir plus, l'auteur titillant la curiosité comme un expert. J'ai appris qu'il était fait référence à ce personnage dans La vie mode d'emploi de Perec, sous le nom de Bartlebooth. Cela ne me surprends guère ...

Note : AAAAAAA

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