samedi 18 juillet 2020

Moby Dick d'Herman Melville

Moby Dick d'Herman Melville (Folio classique, 735 pages, 2019)

Incipit :
Je m'appelle Ishmaël. Mettons.

Un roman d'apprentissage. Un assez long prologue avec de nombreuses digressions sur la baleine, les références au début, la chasse, les matières premières extraites de la baleine, les métiers, le contexte économique, etc.. Moby Dick est un cachalot plutôt que baleine (Même famille des cétacés mais l'infra-ordre différent, le cachalot étant de la famille des Physétéridés et les baleines cela dépend, il y a la famille des Balénidés, Ziphiidés et des Balaenoptéridés. Les orques et les dauphins étant de la même famille des Delphinidés. Disons que sur la couverture il s'agit d'un cachalot, vulgairement appelé baleine à dents) et a priori n'est pas le cachalot de la couverture puisque Moby Dick est blanche. Donc un long prologue, au moins les trois quarts, puis un passage assez philosophique voire mystique, non dénué de poésie et en quelques chapitres la chasse. Puis une courte biographie de Melville. Il y aurait tellement à dire. Déjà je ne m'attendais pas à cette structure, je pensais que la chasse prendrait la plus grande partie du roman. Mais on s'imprègne des personnages, de leurs pensées, du milieu de la pêche à la baleine, de la concurrence, de quelques remarques qui auraient pu être prescientes mais ne le sont finalement pas. Melville pensait que la baleine ne serait jamais en voie d’extinction au contraire du buffle. Grossière erreur. Il y a de nombreuses références bibliques (le nombre 40, le Jugement Dernier, trinité, autel, cierges, Satan, etc.). De nombreux symboles (Faucon Noir, flamme blanche, chemin, soleil, ciel, etc.) et même des liens possibles avec Héraclite. Un  roman marquant, qui prend son temps, et prend de l'ampleur au fil des pages, et offre une profondeur certaine. En tout cas qui ne peut laisser indifférent. Je n'ai pas encore bien tout digéré, je me disais qu'il me faudrait même le relire. Plusieurs fois l'auteur parle de fantôme, ceux de Gomorrhe et d'autres. Il y a forcément un sens. Comme celui de la fatalité, ce destin auquel Achab ne souhaite même pas échapper, le rôle du prophète qui prédit son destin, et cette ambiance incroyable de faire partie d'un tout, ciel et soleil avec des échos spirituels hallucinés. Un livre qui parle de la vie ... et donc de la mort ... La mort est un mur aveugle où se cogne finalement toutes les têtes questionnantes (page 664). Un roman riche qui va me demander encore bien des jours de réflexion (J'ai pris de nombreuses notes et souligné plein de passages !)

Note : AAAAAAAAAAAAAA

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