samedi 19 septembre 2020

Cinq leçons de morale par Umberto Eco

 Cinq leçons de morale par Umberto Eco (Grasset, 176 pages, 2000)

Incipit

J'ai décidé de réunir deux articles écrits à l'occasion de deux guerres.

Un livre qui parle de morale. Mais au travers d'articles publiés dans la presse italienne (Si j'ai bien compris). La légitimité de la guerre, surtout l'ingérence. Il définit alors la "fonction intellectuelle", ne pas réagir avec ses émotions mais prendre du recul, argumenter etc. Des "intellectuels" ont du avoir les oreilles qui sifflent. Et cela ne concerne pas que l'Italie ...  Donc très bonne définition de la "fonction intellectuelle" p. 16, j'applaudis des deux mains. Pour m'étonner que le même Umberto Eco, page 42 écrive "La première, c'est que les services secrets du monde entier sont par définition inefficaces, ils n'ont jamais été capables de faire tuer ni Castro, ni Saddam Hussein, et il est honteux qu'on juge bon de gaspiller pour eux l'argent public". Alors en termes de recul, de prise de distance et de ne pas se laisser aller à des poncifs, à l'émotion, aux jugements à l'emporte pièce, à des généralités, à une argumentation à peu près nulle, on repassera. Un simple contre exemple : Eichmann rapatrié par le Mossad en Israël pour être jugé. Les propos lapidaires d'Umberto Eco ne font pas honneur à sa définition de la "fonction intellectuelle". Je ne dis pas qu'il a tort sur le fond, juste que sur la forme c'est assez pauvre et ne respecte pas sa propre définition de la "fonction intellectuelle". De même pour sa définition étroite de l’athéisme p. 141, estimant que les athées souhaitent ... réfuter l'existence de Dieu (!?). Ah ah qu'il est drôle. Oui dans la définition particulièrement erronée d'Umberto Eco qui, à partir de sa définition irrationnelle a beau jeu de dénoncer ou de s'étonner de ce qu'il a lui-même inventé. Pour la "fonction intellectuelle" on repassera. Il y a des athées rationnels M. Eco. Je vous aurais bien conseillé de lire par exemple The God Delusion de Richard Dawkins ou Qu'est-ce que la connaissance ? pour affiner votre réflexion. Vous allez dire que je n'ai pas aimé cet ouvrage. Faux. Le sujet de la guerre et où on place les limites et les seuils pour une guerre "juste" sont estimables. Sa critique virulente sur les dérives de la presse est éclairante (mais ne m'apprends guère), et enfin son interrogation sur une morale laïque est très bien amenée. Et puis je ne donne que mon avis personnel, qui ne vaut pas grand-chose. Mais j'aurais aimé échanger avec lui. Tant pis. Un livre honnête, riche de réflexions sur la morale sur des sujets difficiles qui méritent amplement de s'y pencher, au moins pour les sociétés qui se disent démocratiques. Et puis j'ai appris qu'on pouvait être fondamentaliste et ... tolérant. Cela n'a pas de prix.

Note : AAAAAAAAAAA

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