samedi 31 octobre 2020

Clean Code de Robert C. Martin

 Clean Code A handbook of Agile Software Craftmanship de Robert C. Martin (Prentice Hall, 431 pages,
2019)

Incipit :

One of our favorite candies here in Denmark is Ga-Jol, whose strong licorice vapors are a perfect complement to our damp and often chilly weather.

Un excellent livre de méthodologie sur l'Art de coder proprement, sur les principes sous-jacent à la factorisation, au soin à apporter au nommage, avec force de conseils, un bible de référence en somme. A lire ... à relire. Et à appliquer !!! Les exemples foisonnent et sont en Java. Oui je me suis remis à la programmation depuis quelques temps (Python et Java), à la programmation objet et aux outils pour coder proprement (Pylint, pycodestyle, pydocstyle etc), avec un environnement dans une Virtual Machine Ubuntu avec Workstation, un profilJava et l'EDI Eclipse et un profil Python. Des cours en lignes (notamment sur Code Academy, un MOOC Python 3 sur Fun-mooc, un MOOC de Bioinformatique sur Coursera, oui cela occupe !!!), de l'algorithmique et l'usage d'EDI ou d'éditeurs avancés (Visual Code Studio). Avec quelques centres d'intérêt comme le Deep Learning, le NLP, la librairie MatPlotLib, les algos génétiques, le Design Pattern, ce genre de trucs. Au delà des aspects techniques cela montre combien le développement est devenu une industrie collaborative et où coder proprement est fondamental. Cela donne aussi une rigueur et des bonnes pratiques qui peuvent se généraliser.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAA

Fondation d'Isaac Asimov

Fondation d'Isaac Asimov (Denoël, 236 pages, 1966)

Incipit :

Il s'appelait Gaal Dornick et c'était un bon provincial qui n'avait encore jamais vu Trantor.
Ahh la psychohistoire. Mélange de mathématiques de très haut niveau et de prévisions historiques basées sur les masses et les mouvements de fond. Il s'agit d'une relecture, encore que m'en rappelant plus guère, c'est presque une lecture. Lu quand j'étais jeune, insouciant. Sans pandémie, sans terrorisme. Avec un meilleur moral  sociétal ha ha. Bon. Dommage que Denoël ne relise pas assez, cela aurait éviter de nombreuses fautes. En dehors de cela il y a une ampleur dans ce cycle qui me laisse pantois. L'impression qu'Asimov a perçu qu'il y a des choses qui nous dépassent individuellement avec ce hochet de croire qu'on peut prédire l'avenir. Mais comme l’humain est un chaos de niveau 2, pour que cela se réalise il ne faut pas qu'il soit au courant. Hummm je comprends. Bon bref, c'était distrayant et plaisant à relire. C'est pas super bien écrit mais les idées foisonnent. 

Ah oui j'ai aussi fini Harry Potter. The Half-blood Prince et The deathly Hallows.  Aussi des relectures alors je vous les épargne. A ce propos les éditions MinaLima ont sortie le premier volume de la saga illustré par leur soins. c'est MAGNIFIQUE !!!! Un rêve de gosse. Images somptueuses, couleurs douces et chaudes, propices au merveilleux.  Et des pliages ... Le rêve absolu !!

Note : AAAAAAAA

Le théorème funeste d'Alexandre Kha

 Le théorème funeste d'Alexandre Kha (Éditions Tanibis et Alexandre Kha, 44 pages, 2019)

Une BD presque entièrement en N&B , d'un style épuré fascinant, géométrique, symbolique, mathématique. La quête de la résolution d'un théorème de Fermat par un mathématicien qui a passé huit ans de sa vie à chercher. Un labyrinthe où la pensée se perd, imagine, trace un chemin indicible dans les profondeurs de la réflexion. Comme je potasse "Qu'est-ce que les mathématiques : Une introduction élémentaire aux idées et aux méthodes " de Courant / Robbins (Le mot 'élémentaire' peut fourvoyer, il faut avoir un intérêt réel pour les maths), je touche à peine du doigt ce qu'il a fallu d'énergie pour résoudre un tel problème. Cette BD met en scène magistralement cette quête dans les cieux des idées abstraites et la rend touchante et singulière.

Note : AAAAAAAAAAAAA

Ainsi parlait Zarathoustra de Friedrich Nietzsche

Ainsi parlait Zarathoustra de Friedrich Nietzsche (Livre de poche, 409 pages,  2020)

Incipit :

Quand Zarathoustra eut atteint l'âge de trente ans, il quitta son pays natal et le lac de son pays et alla dans les montagnes.

Quel livre étonnant. Étonnant par son inventivité, sa poésie, sa profondeur, sa flamboyance, ses aphorismes stupéfiants de beauté et de sens abyssal. J'avoue ne pas avoir tout saisi. Cela secoue de lire Nietzsche. Cela fait d'ailleurs du bien. Un livre riche qu'il me faudra relire. Des propos rafraîchissants en ces moments de pandémie, de suprématisme, de terrorisme, de communautarisme, de séparatisme. Nietzsche serait stupéfait de cet Islam radical funeste, totalitaire dont les représentants sont d'une bêtise confondante rare. Quelques farfelus au Pakistan, devant l'ambassade de France, voulait même que leur pays jetent une bombe nucléaire sur la France. A cause de ... quelques dessins. Rien que cela. Raser un pays parce qu'on se sent offusqué ? Des femmes, des enfants ... tout le monde. Même des musulmans (6 millions). Ce musulman pakistanais ne perçoit même pas l'imbécilité de ses propos. Contraire au Coran qui spécifie bien que tuer un musulman est le pire des crimes (Cela n'a pas sauvé Ahmed Merabet). Vision totalitaire et nazifiante. A cette aune on peut raser la planète, tout un chacun peut toujours être offusqué de quelque chose. Le respect brandit comme une épée pour tuer l'Autre. Mais de quel respect parle-ton ? C'est confondant de bêtise, d'ignorance. Il y a 200 religions dans le monde, croire que la sienne prévaut sur celle des autres et tuer en son nom ? Quel manque de maturité, quel manque de sagesse, quel manque de dépassement de soi. Le surhomme Nietzschéen, c'est pas gagné ... Sont pas près de se dépasser eux-mêmes les terroristes ... Man muss noch Chaos in sich haben, um einen tanzenden Stern gebären zu können. Méditez là dessus les intégristes ... Heureusement qu'il y a des musulmans pour la laïcité et pour une lecture plus actuelle. Vive la liberté d'expression !!! Au fait avez-vous remarqué dans ce livre de Nietzsche ? Il y a un aigle (Ravenclaw), un serpent (Slytherin) et ... un lion (Gryffindor). Ne manque que le blaireau ... Oui bon Harry Potter est en moi, je n'y peux rien !

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

jeudi 8 octobre 2020

second manifeste convivialiste d'Internationale convivialiste

 second manifeste convivialiste Pour un monde post-néolibéral d'Internationale convivialiste (Actes Sud, 142 pages, février 2020)

Incipit :

Un peu partout dans les pays les plus riches, la jeunesse commence à se mobiliser pour exiger que les États et les grandes entreprises se décident enfin à lutter réellement contre le réchauffement climatique et contre la dégradation irréversible de l'environnement naturel.

Un constat juste de l'état du monde, un manifeste qui propose un substrat de société convainquant (Cinq piliers). En revanche la feuille de route pour y arriver me laisse perplexe, elle est limité à des mouvements d'indignation comme #Metoo, ou avec une vision moraliste étriquée, le 'name and shame', dont on peut douter de son efficacité au regard des personnes qui sont bien au delà de toute morale, ou encore de porter un badge AH (page 102), je ne sais si cet affichage dérisoire dans un monde parcellaire et polarisé aura le moindre effet également, ou le souhait , au moins dans un premier temps, d'être "récupéré" par des mouvements politiques. Le film d'Al Gore (An inconvenient truth), presque 15 ans déjà, les documentaires comme Demain, tout cela est nécessaire, très bien, mais il faudra bien plus pour un réel changement. Excellent bibliographie où j'y retrouve, pour ainsi dire sans surprise, Philippe Descola et Bruno Latour. A une époque où des guignols dangereux comme Bolsonaro ou Donald J Trump sont élus, je ne vois pas de réel espoir se profiler à l'horizon. Je crains que les ouvrages sur l'autre débile Trump soient plus vendus que ce manifeste pourtant si essentiel pour notre avenir. Ce qui ne veut pas dire ne pas essayer. Donc lisez ce livre, faites en part autour de vous, engagez-vous, soutenez ! Yeehaaa !

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Penser le Coran de Mahmoud Hussein

 Penser le Coran de Mahmoud Hussein (Folio essai, 234 pages, 2013)

Incipit 

Nous sortions d'un autre temps.

Nous venions de consacrer de longues années à l'écriture du livre qui retrace la vie du Prophète Muhammad, d'après les premières chroniques musulmanes.

Je lis le Coran, et j'ai aussi compulsé Le Coran pour les nuls (De Malek Chebel et Sohaib Sultan). Ce dernier présente une grande partie de la complexité du monde musulman mais malheureusement propose des argumentations édulcorées sur les sourates qui posent question (Par exemple dans La partie de 10, sur la femme, la violence et l'incohérence), en ignorant sciemment, pour la femme, le verset IV, 34 (Qui permet de battre sa femme si on craint sa désobéissance). Cet ouvrage de Mahmoud Hussein offre des propos moins lénifiants. Il commence par clarifier les deux visions du Coran, la vision littérale où le Coran est incréé, intemporel, une révélation de tout temps, et une vision rationnelle inscrite dans l'Histoire. Cette dernière contextualise historiquement le Coran, comment il s'est élaboré, et comment le Coran à l'époque a contribué à l'amélioration de la condition féminine par rapport à avant son avènement. Cet ouvrage constate l'ignorance des musulmans eux-mêmes. Mais ce n'est guère étonnant, c'est humain je dirais. Combien de catholique ne connaissent pas la Bible, ayant une connaissance construire au travers de catéchisme ou de ont-dit ou simplement au travers de sa culture. Penser le Coran propose aux musulmans une vision moderne et éclairée, le Coran comme guide au XXIème siècle. Mais Mahmoud Hussein édulcore un peu l'apostasie (page 17), je n'ai pas trouvé la peine de mort en cas d'apostasie, néanmoins l'apostat peut s'attendre à un châtiment douloureux (III,177), pas de pardon (IV,137), la colère et un châtiment terrible d'Allah (XVI, 106). De même il n'adresse pas les points qui posent quelques soucis comme par exemple l'épouse du Prophète Aisha, promise à l'âge de 6 ans, alors que le Prophète en a 52, et probablement marié à elle quand elle avait 9 ans. Cela engendre des discussions sans fin sur internet et des vidéos youtube visant à expliquer voire justifier ce qui, dans le cadre littéraliste, pose bien plus de problème que cela n'en résous. Bref, cet ouvrage montre que la voie de salut pour le Coran n'est pas la vision littéraliste et s'en explique de manière érudite et étayée. Enfin c'est un ouvrage sur l'Islam et permet de mieux en comprendre les rouages ou les enjeux. La page bibliographique est aussi d'un intérêt certain pour les sources citées.

Note : AAAAAAAAA