dimanche 18 juillet 2021

Petit traité d'histoire des religions de Frédéric Lenoir

Petit traité d'histoire des religions de Frédéric Lenoir (Points Essais, 370 pages, 2014)

Incipit :

Comment est né le sentiment religieux ?

Excellent petit traité d'histoire des religions, vraiment excellent. car c'est une gageure de faire entrer en si peu de pages la richesse des diverses religions et de ne pas s'y noyer, de s'y perdre mais surtout d'y trouver une source de visions d'un ou d'autres mondes. Un autre regard. Lecture passionnante qui se marie à merveille avec Les Chemins du sacré, du même auteur, sur ArteTV. Une prise de recul sur la ou plutôt les croyances, les pratiques, les rituels, sur les différents courants religieux, les cosmogonies, l'appropriation du monde, bref une mise en perspective édifiante. C'est raconté sans lourdeurs, de manière simple et directe avec à chaque page des éléments de réflexions, des points notables. Ce livre est une réussite, un condensé de pistes, de chemins, d'interrogations. On ressort grandi d'une telle lecture. Cela complète d'autres lectures personnelles comme Histoire des croyances, Le Sacré et le Profane, Penser le Coran, La victoire des sans Roi, Le livre d'Hénoch, Le Royaume, etc. Ce livre ouvre le regard, incite à se découvrir, se dépasser, incite à la tolérance. En soi c'est déjà beaucoup.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

jeudi 15 juillet 2021

La Vallée de Bernard Minier

La Vallée de Bernard Minier (Pocket, 576 pages, 2021)

Incipit :

-- POURQUOI ... VOUS ... FAITES ... ça ?
Toujours aussi prenant ... Faut dire que dès l'incipit le ton est donné .... Sixième aventure de Martin Servaz après Glacé, Le Cercle et N'éteins pas la lumière, Nuit, Soeurs. Quelques personnages d'un passé lointain qu'on retrouvent, en particulier Irène Ziegler, toujours un regard acéré sur nos sociétés dont le climat délétère ou le côté anti-flic est souligné, un ouvrage au climat général oppressant avec un passé bien sombre, des fantômes du passé dont l'Institut Wargnier, et toujours cette interrogation lancinante sur le Mal agrémenté de morts atroces. Et quelques remarques bien senties sur la violence, saupoudré de citations intéressantes, y compris celle de Carl Rogers, ou de références sur des déités du monde entier. Et puis content de retrouver Martin, donc la carrière tient à un fil, comment va-t-il s'en sortir ? Mais mon principal problème est que c'est l'avant dernier de la série avec Martin ... que vais-je lire le restant de mes vacances ? Quel suspense ... Peut-être du Dean Koontz recommandé par un ami.

Note : AAAAAAAAAAA


mercredi 14 juillet 2021

Alexandra-David-Neel Exploratrice et féministe de Laure Dominique Agniel

Alexandra-David-Neel Exploratrice et féministe de Laure Dominique Agniel (Tallandier , 256 pages, 2021)

Incipit :

Tunis, jeudi 4 août 1904.

Une vie bien remplie, une page wikipédia longue comme le bras. La première européenne à aller au Tibet ! C'est suite à l'achat au Chat qui dort d'un de ses ouvrages, Voyages et aventures de l'esprit, pour ma fille, que je me suis dit que sa biographie devait être passionnante. C'est le cas. Alexandra avait la bougeotte et une aspiration à l'élévation (Bon choix pour le Tibet donc, le sommet du monde). Et un esprit critique à qui on ne la raconte pas. Y compris pour la Théosophie, elle ne s'en laissait pas conter sans pour autant condamner. Ouverture d'esprit, quête, voyages, une vie remplie à ras bord. Un côté anar, ni Dieux ni Maître, et à cette époque ne pas s'agenouiller devant un homme, fut-il le Dalaï Lama. Elle a réussit à se marier, elle a su trouver la personnes adaptée, qui l'a tout de même attendue à un moment pendant une absence de 13 ans sans que cela entame un échange épistolaire quasi journalier (Hé bé la Poste de l'époque, chapeau bas !). Une sacrée femme, la force de la volonté, et une étoile protectrice incroyable, Alexandra ayant fait des efforts physiques conséquents, ayant traversée des zones de pandémie, de guerre, etc. Une bibliographie bien écrite qui incite à la découverte, au voyage, à la réflexion, à la quête de soi, à l'écriture aussi tant Alexandra sera prolixe sur ses expériences. Au point qu'elle adopte un fils (son Passe-partout), qui lui-même deviendra connu et écrira. C'est aussi un couple atypique qui survivra à une femme éperdue de liberté et de joie du monde. Un plaisir de suivre les aventures d'Alexandra (Une vie comme Les tribulations d'un chinois en chine, ou encore le tour du monde en 80 jours de Jules Verne, sauf pour la limite de temps ...).

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Her-Bak "disciple" d' Isha Schwaller de Lubicz

Her-Bak "disciple" d' Isha Schwaller de Lubicz (Flammarion, 544 pages, 2014)

Incipit :

Le moment indécis qui termine la nuit par l'annonce de l'aube impose le silence.

Suite plus universitaire et spirituelle (Si cela était possible) de Her-Bak "Pois Chiche". Donc moins romancé, plus "pédagogique" et plus ésotérique. Donc cela m'a pris plus de temps, la culture égyptienne ne m'étant pas assez connue et encore moins maîtrisée. L'histoire suit toujours Her-Bak et l'enseignement du Sage, en fait ... le lecteur en quelque sorte. Pour moi plus difficile à suivre et à comprendre. Même accompagné d'un gros corpus explicatif (Au moins 150 pages du volume). C'est presque un guide d'étude spirituel pour un étudiant de l’Égypte ancienne et de sa culture. Cela reste de haute tenue et certains passages intéressants mais un peu trop ésotérique à mon goût (Dans le sens je ne comprends pas tout car il me manque des bases, je ne suis pas contre l'ésotérisme en soi). Débuté il y a plusieurs mois régulièrement je lisais quelques pages pour m'en imprégner. Mais pour moi ne s'est pas lu comme un roman, cela m'a demandé un effort. Parfois abscons (Nécessitant un approfondissement et un investissement supplémentaire en égyptologie).

Note : AAAAAAAA

lundi 12 juillet 2021

La Souplesse du Dragon de Cyrille J-D Javary

La Souplesse du Dragon. Les fondamentaux de la culture chinoise de Cyrille J-D Javary (Albin Michel, 314 pages, 2017)

Incipit :

Aucune terre à la surface du globe n'a été, comme la terre de Chine, aussi constamment sillonnée par le même peuple depuis aussi longtemps.
Un excellent ouvrage sur la pensée chinoise, en quoi elle diffère de la pensée occidentale, et comment mieux comprendre un peuple au travers de son histoire, de sa géographie, de son écriture, de sa culture. D'une certaine manière tout est lié. Comme pour les autres cultures. Sur certains point je trouve que l'auteur force le trait sur les différences avec la culture occidentale, non pas qu'elles n'existent pas mais cela aurait mérité plus de nuances. Par exemple la différence entre idéogramme et écriture à base d'alphabet, je comprends les arguments de l'auteur, mais ce n'est peut-être pas aussi tranché que ce que l'auteur en dit, ce dernier évacuant le signifié/signifiant et les dernières recherches sur la linguistique. Mais cela reste un ouvrage fort intéressant, qui jette les bases sur les fondamentaux d'une culture qui ne me semble pas inaccessible pour peu qu'on se penche dessus et qu'on fasse l'effort de ressembler les différents éléments tant ceux-ci font sens au sein d'une culture globalisante. Quant à la pensée analogique, anagogique, elle n'est pas étrangère à la culture occidentale (Astrologie, ésotérisme, alchimie etc) même si effectivement elle a été mise de côté depuis au moins le siècle des Lumières. La pensée symbolique n'est pas non plus exclue de la pensée occidentale par exemple La docte ignorance, même si elle été au service du christianisme. Je veux dire par là qu'il y a des moyens d'entente et de compréhension ce que l'existence même de ce livre tend à démontrer. Par exemple le culte des ancêtres est bien plus prégnant en Chine pour les raisons que cet ouvrage souligne et ce culte n'est pas exempt de la culture occidentale même si pour cette dernière elle est affadie. Je sens de l'unicité dans cette diversité et de la richesse dans les cultures diverses, c'est pour cette raison que j'ai beaucoup apprécié cet ouvrage.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Soeurs de Bernard Minier

Soeurs de Bernard Minier (Pocket, 528 pages, 2019)

Incipit :

Immense, énorme, la forêt s’étendait devant elles…

La carrière de Martin a subie quelques soubresauts. Dans ce récit le thème invoqué met en scène les fans d'un auteur de ... romans ... policiers ... Mise en abyme ? Je sens que l'auteur s'amuse bien ! En tout cas des fans un peu trop obsessionnels ... Mince j'espère ne pas faire partie de cette catégorie vu le nombre de Bernard Minier que j'ai lu en quelques jours ... Bernard mon petit Bernard, tu fais quoi ce week-end ? Tu m'enverrais ton dernier récit en court pour que je sois ton premier lecteur ? Hein, s'te plait ? Sinon je te tue !!! (Heu je plaisante, hein, je vais bien, enfin je crois). En tout cas j'aime bien la structure du récit avec un gros flash-back et la première enquête de Martin ! La carrière de Martin va encore subir des soubresauts ... ça sent la retraite anticipée, que vais-je lire après ? Martin en déambulateur, enquête à son compte dans un EHPAD ? (Heu te fâche pas Bernard là aussi je plaisante ... hein ? que j'arrête de t'appeler Bernard, oui Monsieur Minier, pardon Monsieur Minier, non le referais plus). Encore des passages pas simple, les autopsies d'enfant ... déjà une autopsie, je crois que je m’évanouirais ou que j'irais dégobiller dans le premier réceptacle rencontré, mais alors d'enfant ... arghh. Bon c'est pour cela (Me faire avoir des sensations, hein, pas des autopsies en particulier) que je lis des thriller, pour me faire peur, mais en pantoufle sous ma couette, après une camomille (Oui je dors en pantoufle, ça vous pose un problème ?). Et où personne ne peut m'entendre hurler !!! Hein ? Pardon chérie je voulais pas te réveiller ... Oui mais bon Bernard, enfin Monsieur Minier, il arrête pas de m'embêter avec ses ... ok ok rendors toi.

Note : AAAAAAAAAAAA

Nuit de Bernard Minier

Nuit de Bernard Minier (Pocket, 608 pages, 2018)

Incipit :

Elle regarde sa montre. Bientôt minuit.

Toujours les aventures un peu rocambolesques tout de même de Martin Servaz. Pour une fois "gros souci" scénaristique, une personne est suspecte et pas de vérification que la douille retrouvée correspond (ou pas) au pistolet du suspect (Suspect connu, identifié, à qui il est très facile de demander son pistolet pour vérification) ... Cela se fait, mais plus tard dans le récit.J'aurais pensé qu'immédiatement son supérieur hiérarchique aurait réquisitionnée l'arme ! Quand même cela me semble la base. Pire le suspect va au commissariat alors qu'il a appris qu'il avait été piégé ! Cela ne semble pas malin du tout. Bon je suis plutôt tolérant mais là c'est un peu exagéré, bon c'est mon ressenti. Et cela diminue un peu l'aura du personnage en question. Bon désolé de pas dire qui c'est pour pas divulgâcher. J'aime bien l'idée du personnage de la Norvégienne, Kirsten, et surtout l'apparition d'un enfant, Gustav, auquel la Némésis (Julian) de Martin est très lié. Cela donne l'occasion de quelques revirements assez surprenants. Qui est le chat ? Qui est la souris ? Où est le piège, pardon où sont les pièges ? Martin est ici secoué comme un prunier et vois son avenir professionnel s'assombrir ... Bon pas facile de parler d'un thriller, après tout l'ensemble repose sur une intrigue tordue (vous allez être servi). Mais vu que j'enquille les aventures de Martin les unes après les autres vous devez vous doutez que cela me convient. Quatrième aventure après Glacé, Le Cercle et N'éteins pas la lumière. Il y a un petit côté obsessionnel ... Pire ... j'écoute du Mahler, notamment les Kindertotenlieder. Encore plus grave j'ai offert l'album à ma femme ... Que va-t-elle en penser ? Ou ma fille ? Hi hi hi hi.

Note : AAAAAA

N'éteint pas la lumière de Bernard Minier

 N'éteint pas la lumière de Bernard Minier (Pocket, 704 pages, 2015)

Incipit : 

IL MARCHAIT AU CŒUR de la forêt.

Une intrigue autour de Toulouse (Je me demande si l'auteur n'y habite pas) et qui tourne autour de la conquête spatiale et du monde de l'art contemporain. Cette fois il convoque deux thématiques, le harcèlement et sa variante le stalking, pour façonner son intrigue. Un ouvrage plus violent et sadique que les précédents ...Peut-être parce que la violence en général est brutal mais courte alors que le stalking dégrade la victime petit à petit et donc qu'il m'a été plus dure de m'en abstraire, qui sait ? Ce que j'aime bien c'est que comme Thilliez l'auteur s'inspire de sujets contemporains et les exploite au sein des enquêtes de Martin. Ici ce sera la place de la femme dans l'histoire de la conquête spatiale, et cela sourcé dans la postface pour ceux qui voudraient en savoir plus et de manière moins romancée. Et toujours une intrigue alambiquée aux petits oignons. Troisième aventure après Glacé et Le Cercle.

Note : AAAAAAA

Le Cercle de Bernard Minier

 Le Cercle de Bernard Minier (Pocket, 800 pages, 2013)

Incipit :

Son esprit n’était qu’un cri.
Bonne suite (Tome 2) de la saga Martin Servaz. Après Glacé on retrouve notre commandant dans un imbroglio où un dame passé s'entremêle à un crime du présent. Bon j'avoue que comme j'ai tardé à faire mes articles et que je lis Bernard Minier comme on enfile des perles (Là j'ai débuté La Vallée acheté à Paris il y a un mois) je commence à ne plus savoir à quel moment je suis dans la saga. Je me rappelle l'essentiel, le cercle en question, et quelques passages tendus (comme lors de la plongée dans le lac au barrage) mais je vais pas pouvoir dire grand chose de plus. Juste que je suis les pérpéties du héros et que comme pour Sharko de F. Thilliez, Bernard Minier lui en fait voir de toutes les couleurs ! Bref je me suis entiché de cette saga et c'était le moment opportun pour m'y plonger. Ce n'est pas trop gore donc ça va, j'apprécie les personnages récurrents (Julian par exemple), les seconds couteaux (les deux piliers de son équipe), l'ambiguïté avec la femme de son premier adjoint, et les thématiques abordées, en particulier le mal et la violence. Et l'auteur n'hésite pas à parsemer ses ouvrages d'aphorismes ou de remarques critiques sur le monde. Deuxième aventure après Glacé.

Note : AAAAAA


mercredi 7 juillet 2021

Glacé de Bernard Minier

Glacé de Bernard Minier (Pocket, 736 pages, 2012)

Incipit :

Dgdgdgdgdgd - tactactac - ddgdgdgdgdg - tactactac

J'ai lu pas mal de Franck Thilliez et puis je suis tombé sur une couverture de La Vallée, une photo qui me parlait, me rappelait les Alpes et j'avais vaguement entendu parler de Minier. Alors je l'ai acheté, à la gare d'Austerlitz. Mais voilà j'ai cru comprendre qu'il y avait un personnage principal récurrent, Martin Servaz, et je n'aime pas lire dans le désordre. Et j'ai bien fait, car au moment où j'écris cet article j'en suis déjà au quatrième (Oui j'ai un peu de retard dans mes articles ... mais bon les vacances arrivent). Alors j'ai acheté le premier au Chat qui Dort, la librairie de Véronique à Beaugency (Miracle elle avait le premier !!!). Et je ne regrette pas, je l'ai dévoré, j'aime bien les thriller en général et celui-là est très bien agencé, avec des rebondissements, une ambiance qui m'a scotché. Et bon je me suis attaché à Martin. Je n'ai pas regretté une seconde de les lire dans l'ordre, tant il y a en filigrane sa Némésis, Julian, mais aussi des évènements personnels qui font sens. Il y a un petit côté Silence des Agneaux dans ce roman, roman que j'avais adoré tout comme le film éponyme. Bon d'accord j'ai une petite fascination pour les serial killer, ce mal 'absolu' allié à une intelligence parfois hors norme. Hannibal reste bien frais dans ma mémoire, tout comme Clarice. Mais Bernard Minier arrive à donner un ton, une ambiance, et on sent qu'il en a sous le pied, même quand on croit qu'on est à la fin, il passe la seconde ! Ah ? vous en voulez encore ? Ok, pas de problème.

Note : AAAAAAAAAAAA

La cité des hommes saints de Luis Montero Manglano

 La cité des hommes saints de Luis Montero Manglano (Actes Sud, 752 pages, 2021)

Incipit:

Si vous voulez des réponses,  je ne suis pas la bonne personne.

Enfin la fin, et quelle fin ! A part un passage un peu violent et un revirement qui m'a un peu trop surpris, cela reste dans la lignée de La Table du Roi Salomon et de L'Oasis Éternelle. L'auteur arrive encore à surprendre, avec des belles images, en particulier l'idée du Mal et du Bien, de Dieu et de Satan, sans qu'ils soient explicitement nommés, juste évoqués et de belle manière, comme avec l'usage des couleurs de s yeux que tout un chacun peut interpréter ... Il y a un peu la même idée sous-jacente que dans Indiana Jones III, ou la fin du I mais cela reste une belle lecture détente, idéale pour l'été. De l'émotion, des rebondissements, une quête qui est également une quête de soi. Avec force références bibliques et symboliques. Cela tombe bien, après Mircea Eliade (Le sacré et le profane, Histoire des croyances et des idées religieuses), je suis également dans Petit traité d'histoire des religions, de Frédéric Lenoir, d'ailleurs je vous recommande sa série Les chemins du sacré sur ArteTv. Bein sûr on écrit pas à partir de rien, on utilise plus ou moins consciemment les archétypes de l'inconscient collectif tout comme l'histoire du passé et M. Manglano les utilise à sa manière et au vu de la vitesse où j'ai lu ses ouvrages je peux dire que, pour moi, il a bien travaillé. Il a su toucher en moi ce besoin d'aventure, de quête, de connaissance, d'idéal, des trésors, des vieux parchemins, de toutes ces choses qui parcourent la vie de Tirso, teinté d'une spiritualité pragmatique. En fait cette trilogie a été un enchantement, Indiana Jones, les Goonies, Bob Morane, et bien d'autres souvenirs se sont rappelés à moi, de manière diffuse, en filigrane, c'est peut-être cela qui m'a convaincu sans que j'en sois totalement conscient. 

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

L'Oasis Eternelle de Luis Montero Manglano

 L'Oasis Eternelle de Luis Montero Manglano (Actes Sud, 672 pages, 2020)

Incipit :

Mon père était un bon conteur.

Un suite dans la ligne du premier tome La Table du Roi Salomon. Et là on voyage, au Mali, entre légendes, mythes, quête plein de rebondissements (Mêe rocambolesque parfois). Et l'approfondissement des relations entre les différents personnages. Avec en filigrane ce père disparu trop tôt, les relations d'amour contrarié, et des personnages secondaires toujours aussi intriguant comme Enigma. Avec ce goût pour les plot-twist plus ou moins imprévisibles. De l'aventure à la Bob Morane, à la Indiana Jones mais sans que cela réduit à cela, il est toujours délicat de comparer. Cela garde tout de même sa spécificité et j'imagine sans peine une série télé en trois saisons, une par livre. Encore un tome dévoré rapidement tant je ne pouvais le lâcher. Il tombait peut-être aussi à point nommé, qui sait ?

Note : AAAAAA

samedi 19 juin 2021

Le Cercle de Dave Eggers

 Le Cercle de Dave Eggers (Folio, 576 pages, 2017)

 Incipit :

Mon Dieu, pensa Mae. C'est le paradis.
Une version modernisée ou actualisée du Meilleur des Mondes d'Huxley ou de 1984 d'Orwell. Un panoptique mondial où les réseaux sociaux se substituent au télécran Orwellien. Une exploration de l'esclavage numérique, de l'addiction, de la surcharge d'information, de la soumission à la transparence totale, de la dissolution de la vie privée, de la réduction d'un espace à soi, intime. L'impression de devenir un rat de laboratoire ou d'être cantonné dans une boite de Skinner, à appuyer sur un levier convulsivement, pour être sûr d'avoir sa dose, nouveau drogué du virtuel. La multiplication des écrans, que je vis également, dans une moindre mesure, au travail, me parle directement. Le tracking généralisé de tous nos mouvements, gestes, où tout devient indicateur, métrique, pour classer, noter, évaluer, un culte du tableau de bord pour soi, du feedback temps réel, où l'on croit tout maîtriser à partir du moment où c'est transformé en nombre, comme un miroir narcissique tout aussi bien qu'une version numérique du miroir du Rised, où tout se transforme en positionnement, où on devient côté comme à la Bourse, où le dogme de la transparence en vient au paradoxe où l'on devient dissolu, invisible, soumis à la pression sociale, forme de soft power où, comme le crapaud qu'on chauffe petit à petit, on se laisse mourir sans s'en apercevoir à temps. Là aussi petit à petit nous nous laissons happer, séduire par des outils qui promettent de rendre nos vies meilleures. Nos vies sous algorithme dans une course à la performance, à l'étalage pornographique de soi, colonialisme numérique, un classement totalitaire d'une société de l'hypercontrôle, hygiénisme social qui ne laisse plus de place qu'à un absolu funeste. Voyeurisme généralisé soutenu par les bons sentiments et un idéalisme de perfection béat, réseau-réalité comme télé-réalité où on se transforme en role-model factice et ultra-formaté, hétéronomie d'une communauté qui dérive vers le sectarisme le plus brutal où les rapports vrais se retrouve hors champ, hors caméra, dans des toilettes, lieu de déjection, où la digestion de l'être est ici symbolisée par un requin ... digéré par la tekhnè et aussitôt recraché ... Je me rappelle que le patron de Facebook n'avait pas apprécié de voir des images de sa famille en ligne, lui qui annonçait la fin de la vie privée. Une telle hypocrisie démontre l'indigence de sa pensée et de sa vision. La couverture montre bien que nous sommes des rats dans un labyrinthe numérique, symbole qui peut aussi rappeler le pacman glouton qui frénétiquement avale sans fin des pastilles digitales ... Un thriller qui explore, parfois avec lourdeur, les différents aspects du colonialisme numérique. Nous sommes dedans. Dans la Matrice. En sortiront nous meilleur ? Arriverons nous seulement à en sortir ? A trouver le chemin vers l'autonomie, une élévation de soi plutôt qu'un enfermement ? Trump et Twitter, pour ne citer qu'un exemple parmi des millions, nous rappellent cruellement que non. Tout outil a sa part de libération comme d'aliénation. La question a se poser est aussi : qui manie réellement cet outil ? Dans ce livre au lieu de Google Glass c'est un collier ... qui rappelle en filigrane qu'à un collier il y a une laisse ... L'enfer est pavé de bonnes intentions. Le personnage Ty dans le livre montre que le numérique n'est pas mauvais en soi juste son immixtion dans toutes les strates de la société et la centralisation au sein de mains de moins en moins nombreuses. Le Cercle rappelle par sa forme, son communautarisme et son implantation les Gated Communities américaines.

Note : AAAAAAAAAA

Suzuran d'Aki Shimazaki

 Suzuran d'Aki Shimazaki (Actes Sud, 168 pages, 2020)

Incipit :

La nuit tombe. J'entre dans mon appartement où il n'y a personne.

Une écriture sobre, minimaliste, évanescente  où le symbolisme d'une fleur, Suzuran en japonais, suit l'histoire de bout en bout. Initialement accolée à une poterie il verra sa destinée s'étoffer au fur et à mesure, pétale après pétale. Des phrases courtes qui laissent place au non dit, à l'imaginaire du lecteur. Ce côté tout en retenue me plait beaucoup. J'avais découvert Aki Shimazaki au travers sa pentalogie Tsubaki, que j'ai passé depuis à ma fille. Ici il s'agit d'une histoire où le poison s'instille et se diffuse petit à petit. Où l'ampleur de la trahison se découvre jusqu'à  la perte des feuilles, moment fatidique qui verra l'histoire prendre la tangente, le tout étayé par ce titre évocateur. Alors je croie que j'entamerais dans pas trop longtemps le deuxième tome de cette nouvelle pentalogie.

Note: AAAAAAAAA

Ps: je vous recommande le k-drama historique Rookie Historian Goo Hae Ryung.

La Table du Roi Salomon de Luis Montero Manglano

La Table du Roi Salomon de Luis Montero Manglano (Babel/Actes Sud, 600 pages, 2017)

Incipit :

Schem-hamephorash. Le Nom des Noms.


Un livre qui se lit avec une facilité déconcertante, on dirait peut-être de nos jours un page-turner, pour les fanatiques des anglicismes. Une quête qui emprunte un peu à Indiana Jones avec un côté Club des Cinq pour adulte. Cela fait le deuxième livre du mois (Evolution) qui confond programmeur et programmateur (p. 195). Je vais finir par faire une thèse en sociologie pour montrer comment cette confusion déplorable s'immisce dans toutes les strates de la société sans que cela ne fasse la moindre vague. Naaaan je plaisante. Mais quand même les traducteurs font assez mal leur travail, une simple recherche wikipédia leur éviterait cet écueil. Je regrette tout de même le cliché antisémite page 197 où un juif se voit affublé d'un "Gros nez crochu". Sinon l'histoire est captivante, pleine de rebondissements, rondement menée, et parsemée de références à l'histoire de l'Art et bien sûr aux spoliations au cours de l'Histoire. La France s'en prend un peu dans les dents, à juste titre, et en particulier cette saloperie de Napoléon, le gugusse qui a mis à feu et à sang l'Europe, un boucher que certains idéologues vénèrent. Je veux bien faire la part de choses, mais de là à l'idolâtrer comme un doudou il y a un pas que je ne franchirais pas. Les mêmes probablement qui trouvent que Pétain était un bon militaire, les guerres d'attrition étant d'un autre âge (L'Antiquité) je dirais que c'était ce qui se fait de pire comme militaire, une défaite de la pensée comme de l'action, et j'inclus l'Allemagne de la même période, la première guerre mondiale, aussi nulle sur le sujet. Une défaite de la diplomatie, des soi-disant élites dirigeantes, une honte. Mais bizarrement l'histoire est embellie et réécrite. Alors vous allez me trouver hors sujet. Que nenni, ce livre d'aventure est aussi un rappel de l'Histoire au travers des vols d'objets d'art et offre un éclairage bien moins complaisant des musées, centres de recel légaux. Le musée des Arts Premiers quai Branly étant un exemple étonnant, beaucoup d'objets sacrées ayant été volés. Bon je ne sais plus dans quel ouvrage c'est explicité avec force référence, tant pis faite vos recherches vous-mêmes. Pour finir les personnages sont attachants avec un côté atypique et des surnoms particulier comme Enigma que j'aime bien. J'ai commencé ce livre samedi matin et l'ai fini dimanche soir. Oui j'ai beaucoup lu ce week-end là. Cela pourrait faire une série télé intéressante. J'ai déjà entamé la suite L'Oasis éternelle.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Ps: je vous recommande le k-drama Move to heaven. J'ai adoré.


Evolution de Marc Elsberg

Evolution de Marc Elsberg (Livre de poche, 637 pages, 2021)

Incipit :

Seul le pupitre était encore debout sur la scène de la salle d'hôtel comble, le secrétaire d’État américain était étendu, immobile, à son pied.

Ce livre m'a tenté car il adresse des enjeux liés aux biotechnologies, un domaine pour le moins fascinant. J'avais suivi Biohackers, une série allemande sur Netflix, pour essayer de renouer avec l'allemand (heu ... pas simple, je suis une quiche, en partie lié à un enseignement mortifère à souhait, l'impression qu'en dehors de la seconde guerre mondiale impossible d'étudier l'allemand. J'espère que cela a progressé depuis), et j'avais apprécié à la fois comment ces technologies se diffusent de plus en plus auprès du grand public et comment elles étaient mise en œuvre dans des laboratoires personnels, un peu comme le garage américain a permis l'essor de l'ordinateur personnel. Frank Herbert dans La Mort Blanche, que j'ai du lire vers la fin des années 80, explorait déjà l'idée qu'un simple individu pouvait concevoir dans son coin quelque chose de terrible. Et aujourd'hui il est même possible de jouer avec des kits Crispr/cas9 (Exemple et ). Bon maintenant je m'en amuse mais encore un livre qui confond programmeur et programmateur (page 550), non pas l'auteur je suppose mais plutôt le traducteur, ce qui est un peu lamentable, mais bon, quand même un livre sur la culture numérique fait l'erreur ou un livre de quelqu'un du milieu, ChatBot le Robot, tout est possible. C'est tout de même un peu navrant. Bref, ce livre explore les manipulations génétiques, genre transhumanisme par l'ADN, avec plusieurs visions qui s'affrontent mais qui remettent en question l'existence même de Sapiens en tant qu'espèce, style Sapiens 2.0 mais en mode amélioration continue, les technologies permettant de passer à la génération suivante ses propres gènes modifiés, une course à la performance, à l'élitisme, etc, tout à fait dans l'esprit du temps, une version accélérée et technologique de La rivière pourpre. Plus Bene Tleilaxu que Bene Gesserit. L'éthique, la morale etc ne suivant pas vraiment, on peut se demander si Sapiens est mûr pour de tels changements.

Note : AAAAAAAAAA

Ps: je vous recommande le k-drama It's okay not to be okay

Jujutsu Kaisen 01 de Gege Akutami

 Jujutsu Kaisen 01 de Gege Akutami ( Ki-oon, 188 pages, 2020)

A cause, ou grâce à ma fille, je relis des mangas (Et comme en général je regarde aussi l'animé, je me suis remis aux animés également). Ce qui m'a accroché c'est l'humour décalé, voire absurde ainsi que les personnages atypiques (Le panda, celui qui ne parle qu'avec des mots de cuisine) mais également l'univers de magie et d’horreur. Le dessin est parfois inégal mais certaines planches sont impressionnantes. Il y a des personnages qui me plaisent beaucoup en particulier Gojo Satoru. Enfin je sens la culture japonaise sous-jacente ou disons plutôt asiatique. Et comme je lis La souplesse du Dragon (pensée chinoise) je ressens une part de symbolisme oriental sans pouvoir l’expliciter clairement. Bref cela faisait longtemps que je n'avais lu de manga, j'avais adoré 21th Century Boy, Quartier Lointain, GTO, Genshiken, Monsters, Death Note, Gantz etc. et je suis plutôt content de renouer avec un manga, d'autant que c'est ma fille qui les achète, hi hi hi. Bon je n'en suis pas au tome 1 mais au sept je crois. Mais je ne vais pas faire d'entrée à chaque tome. Peut-être au neuf dans l'attente de la parution de la suite.

Note: AAAAAAAAAA

Ps: je vous recommande le k-drama Itaewon Class

Dune Messiah by Frank Herbert

 Dune Messiah by Frank Herbert (Berkley Book, 256 pages, 1975)

 Incipit :

Muad’dib’s Imperial reign generated more historians than any other era in human history.  

Un peu plus perché que le premier volume avec une intrigue sophistiquée et le retour inattendu d'un personnage clé qui puisent dans l'idée de la psychogénéalogie notamment. Enjeu de pouvoir et comment s'en sortir. Quelques idées intéressantes comme "voir sans les yeux", comme une réalité augmenté par un autre sens. J'ai cru comprendre que ce volume était une transition vers le suivant et préparait la suite, ce qui expliquerait sa mauvaise réception  à sa sortie. Bon peu m'importe, je suis dans la suite, Les enfants de Dune. Ce que j'aime par dessus tout c'est le riche Univers créé, l'ambiance particulière qui s'en dégage, les enjeux sous-jacents.

Note : AAAAAA

jeudi 3 juin 2021

Le Gang de la Clef à Molette d'Edward Abbey

Le Gang de la Clef à Molette d'Edward Abbey (Gallmeister, 487 pages, 2005)

Incipit :

Lorsqu’un nouveau pont entre deux États souverains des États-Unis est achevé, arrive l’heure des discours, des drapeaux, des fanfares et de la rhétorique techno-industrielle amplifiée par haut-parleurs. 

Je n'ai pas lu la version illustrée par Crumb (Carrément adapté à l'ambiance du livre !!) car trop chère. J'ai appris aussi qu'il y a une suite. Je ne sais pas si je la lirais, je trouve que cet ouvrage se suffit à lui-même, bien que je sois curieux de ce qui advient à certains personnages, Doc ou Abbzug. Comme les luddites, un groupe épars se réunit en vue de commettre des actes de sabotages, on dirait peut-être éco-terrorisme de nos jours, à l'encontre du modernisme industriel salissant, détruisant, saccageant l'environnement. C'est aussi dans le courant de la contre-culture, voire qui prend racine dans la désobéissance civile de Thoreau. Il y a un côté subversif, comme avec la BD les Pieds-nickelés, mais aussi un hymne à la liberté, à la vie, même à vivre la vie par les deux-bouts, avec limite un soupçon de punk voire de No Future. Comme je ne suis guère pour le vandalisme l'épopée me dérange un peu mais en même temps me fait m'interroger sur moi, la société, le futur. La préface de Robert Redford donne un éclairage singulier sur l'auteur, très taciturne, avare de mots, allant à l'essentiel. Un peu le contraire de ses personnages un peu loufoques, extravagants, qui revivent une sorte de conquête de l'Ouest. Une lecture vivifiante qui interroge notre modernisme, notre société de consommation, tous ces clichés limités éculés mais qui nous rappelle que sous nos yeux il y a la vie, la nature, les relations et que c'est là l'essentiel. En pleine pandémie et télétravail cela fait d'autant plus sens. 

Note:  AAAAAAAAAAAA

 

Dune by Frank Herbert

 Dune by Frank Herbert (Berkley Book, 537 pages, 1983)

Incipit :

In the week before their departure to Arrakis, when all the final scurrying about had reached a nearly unbearable frenzy, an old crone came to visit the mother of the boy, Paul.
Une relecture, je l'ai lu la première fois l'année de mon bac, il y a ... longtemps. Cela m'avait marqué par le côté total du roman, écologie, économie, anthropologie, religion, géopolitique, etc. Avec une ambiance unique, un côté psychologique très accentué, des rapports de force cruels, perfides, sophistiqués. Et des organisations fascinantes comme le Bene Gesserit. Je regrettais à l'époque de ne pas être une fille pour m'imaginer en faire partie. Puis rapidement être un Fremen, aux yeux entièrement bleus. J'avais ramé à le lire, mon premier roman en anglais et, encore maintenant, ce n'est pas ce qu'il y a de plus simple à lire. Mais j'ai pris grand plaisir à le relire, à détester le baron Harkonnen, à être fasciné par le désert et ce recyclage de l'eau, par la magnificence des vers géants d'Arrakis. Des personnages forts, Paul, Jessica mais aussi Liet Kynes, un étranger qui s'est acclimaté et a été accepté par les Fremen. Un livre qui pose question sur tant de sujet et qui arrive à le faire au travers d'une histoire prenante, limite mystique. Il y a un côté bouddhiste par l'interdépendance du tout, systémique voire holistique, comme la pensée chinoise. L'usage de la voix comme pouvoir rappellera Bourdieu, la dualité de la parole, aussi bien porteuse d'espoir et de vie que de mort et de haine. Cette relecture a agrégé en moi tout ce que j'ai appris, découvert, éprouvé depuis sa première lecture. Et je constate que ce livre n'a rien perdu de sa force, au contraire, il permet de projeter tellement de choses qu'il révèle alors toute sa puissance cachée. Il y aurait tant à dire, mais à chaque lecteur de parcourir son chemin, sa "traversée du désert", à l'instar de Paul, personnage christique. Ahhh et les mentats ... Moi qui souhaitait être informaticien à l'époque, cela me parlait !

Note : AAAAAAAAAAAAAAAA

Edison de Torben Kuhlmann

Edison La fascinante plongée d'une souris au fond de l'océan de Torben Kuhlmann (Nord Sud, 108 pages, 2019)

Un ouvrage jeunesse superbement illustré, les décors sont riches, détaillés, immersifs. Les personnages sont trop chou. La mise en scène inventive, en hommage à Edison, même si ce dernier n'arrive pas à la cheville de Nikola Tesla et bénéficie d'une aura un peu usurpée par rapport à Tesla. Une histoire fictive pour parler de l'invention la plus connue, bien qu'il n'en soit pas l'inventeur initial, il en a amélioré le principe, il s'agit de l'ampoule. Éclairage à l'efficacité assez médiocre, 5% étant pour la lumière le reste en chaleur. Mais surtout Edison a inventé des choses tout aussi importantes comme le phonographe. Donc le seul bémol est de renforcer les clichés et l'histoire habituelle en quelque sorte et de ne pas avoir préféré Nikola Tesla. Les couleurs, le dessin, une aventure qui se délecte, surtout avec les dessins qui m'ont fait voyager ainsi que l'inventivité du vaisseau sous-marin. En fait l'auteur a fait toute une série, il y a également Armstrong ou encore Einstein

Note : AAAAAAAAAA

vendredi 14 mai 2021

The Selected Works of T.S. Spivet by Reif Larsen

The Selected Works of T.S. Spivet by Reif Larsen (The Penguin Press, 377 pages, 2009)

Incipit :

The phone call came late one August afternoon as my older sister Gracie and I sat out on the back porch shucking the sweet corn into the big tin buckets.

Un très beau livre (J'ai la première édition reliée), de belles illustrations, une construction labyrinthique, de l'intertexte à foison, avec un roman dans le roman (L'extrait d'un des livrets de sa mère), des références diverses qui montre la vaste culture de l'auteur. On y perçoit un fond idéologique : la méthode scientifique, le darwinisme, la curiosité, la créativité. Mais cela reste un parcours initiatique, avec l'épreuve du sang, où grandi, se séparer de ses parents (La perte filiale), reste un sujet toujours aussi riche. A cela s'ajoute un background dramatique (La perte du frère), la résilience, le dépassement de soi, et enfin la perte des illusions de l'enfance en côtoyant le monde des adultes (Monde de l'apparence, des manipulations, de l'argent, etc). Au final un ouvrage très riche qui aborde un grand nombre de thématiques.  Un hymne à la curiosité humaine, la recherche d'une vérité, la science, la découverte. Qui donne l'envie d'acheter un théodolite ... ha ha ha, et de tout mesurer, cartographier afin d'élaborer des taxonomies originales et contrintuitives. Si après cela il n'y a pas une génération de curieux et de scientifiques c'est à se damner.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Proving Darwin by Gregory Chaitin

 Proving Darwin Making Biology Mathematical by Gregory Chaitin (Vintage Books, 124 pages, 2012)

Incipit :

Mathematicians can be subdivided into two types : problem solvers ans theorizers.

Rien que pour m'avoir fait découvrir le livre Kunstformen der Natur d'Ernst Haeckel je remercie l'auteur. Cela donne de très belles illustrations de début de chapitre et, à nouveau (Voir La Biologie en BD), démontre l'incroyable richesse de la Vie, sa créativité. Cette dernière est au cœur de cet ouvrage, le théorème de Gödel sur l'incomplétude démontrant en creux la créativité des mathématiques (Tout n'est pas rigide, déterminé, stable mais en fait instable, chaotique et permettant la vie, l'évolution, le changement et donc les découvertes mathématiques, je résume beaucoup). Bref, l'auteur souhaite démontrer le darwinisme mathématiquement, se fondant sur Turing mais aussi sur les automates cellulaires de Von Newmann. La partie mathématique assez succincte et absconse m'a laissé un peu froid. De même la vue réductrice sur l'égoïsme des gènes de Dawkins (Surinterprétation subjective du mot 'égoïsme' et Dawkins s'en est expliqué et a même regretté le choix de ce vocable). L'auteur est plus convaincant sur les aspects créatifs de la vie, des mathématiques, et donc de l'évolution. Je ne sais si cette nouvelle matière qu'il a voulu créer, la méta-biologie, a eu du succès, a toujours le vent en poupe, ou est un vrai sujet au regard des recherches actuelles en général, mais j'ai bien aimé que l'humain soit réduit à du logiciel, que l'ADN soit le code de la vie, un programme, il y a des analogies qui sonnent justes même si, pour ma part, je n'en suis guère surpris. Les virus informatiques, les automates cellulaires, et même la science-fiction (Cyberpunk), ces thématiques ont été brassées depuis pas mal de temps déjà. Même Tron de Walt Disney (1982) faisait de telles analogies, l'algorithmie génétique (dès les années 60) ou encore CoreWar (années 70), ce qui ne veut pas dire ou qu'il faille en conclure qu'il n'y a plus rien à ajouter car depuis, les mathématiques, l'informatique, la biologie ont fait des bonds importants et il est toujours utile de régulièrement faire des ponts inter-disciplinaires ou de faire un lien pertinent. Il y a aussi plusieurs points extrêmement intéressants explorés dans cet ouvrage. J'aime beaucoup l'ASCII art de la couverture !!!

Note : AAAAAAAAAAAAAAAA

La Biologie en BD de Larry Gonick et Dave Wessner

La Biologie en BD de Larry Gonick et Dave Wessner (Larousse, 313 pages, 2019)

Incipit

La biologie, ça n'est plus comme avant ...
Je me suis mis un peu aux sciences (Physique, astrophysique, géologie, chimie, électronique et autre) et comme j'ai acquis un microscope de compétition je me devais d'en savoir un peu plus sur le monde vivant. La partie traitant des protozoaires et autres archées est un peu courte à mon goût mais bon il s'agit d'un ouvrage généraliste alors ... Malgré tout, l'approche est celle de l'entonnoir à l'envers, on part du particulier pour aller au général (Je préfère l'entonnoir à l'endroit). Ce particulier est tout de même pas si simple à suivre et surtout montre à quel point la vie est d'une complexité étonnante.La transition vers une approche plus globale est brutale, on part de la cellule pour soudain parler du système sanguin et j'ai l'impression qu'il manque des étapes. C'est le genre d'ouvrages à lire, relire et rerelire tant les pièces du puzzle sont diverses. J'ai appris et compris une foule de choses au passage. Comme j'ai un microscope je me suis intéressé aux choses à observer et je me suis abonné à Mikroscopia un forum dédié aux microscopes et aux observations avec cet outil. Ainsi je savait, car cela était précisé dans un post, que les cyanobactéries ne sont pas toutes bleus ou bleues/vert. Il est pourtant dit dans ce ouvrage p. 262 que c'est le cas (En "vrai" 50% sont en fait bleu/vert, voir la section pigment de Cyanobacteria). Alors c'est vrai c'est simplifié mais là je trouve que c'est quand même un peu limite. Toutefois j'ai appris au passage, page 176,  que c'est Rosalind Franklin qui a en fait découvert la structure hélicoïdale de l'ADN (et non l'escroquerie qui consiste à attribuer cette découverte à Watson et Crick, un prix Nobel immérité). Rien que pour cela ce livre mérite le détour. Bon aussi pour les dessins assez drôles qui finalement allègent un description assez technique parfois. J'aurais aimé une vue d'ensemble plus claire et à cette première lecture il manque des étapes. Mais bon cela permet d'envisager une lecture plus aboutie. On sent le miracle de la vie, son incroyable créativité, sa richesse stupéfiante. Cela me donne envie de creuser ...

Note : AAAAAAAAAAAA

dimanche 25 avril 2021

Physics of the impossible by Michio Kaku

 Physics of the impossible by Michio Kaku (Penguin Books,  329 pages, 2008)

Incipit :

One day, would it be possible to walk through walls ?

Wouahhhaaaaaaa !!! Quel livre qui décoiffe !! Les idées à la pointe de la recherche et pour ainsi dire au delà. Une classification intéressante sur différentes impossibilités (Oui dit comme cela on frise l'aporie) selon notre avancée et les découvertes en cours, possible ou envisageable. Mais surtout il y a une historicisation de ces impossibilités, des références (Et pas que Star Trek ou Star Wars) littéraires, des remarques qui montrent à quel point ce qu'on a considéré parfois comme impossible est devenu réalité. La thèse du livre repose sur le fait que ce qu'on considère alors impossible aujourd'hui ne l'est pas et qu'est-ce que cela suppose. C'est surtout une exploration des limites des lois de la physique, ce qui en creux permet de mieux les appréhender ces lois et de le mettre en perspective. Une lecture très agréable, Michio Kuko est un excellent vulgarisateur. Chaque chapitre est un régal. J'y ai découvert certains méta-matériaux, la possibilité, surprenante, d'un ascenseur pour aller en orbite (à bas de nanotubes de carbones), etc. Avec à chaque fois, les difficultés possibles, les possibilités d'y circonvenir. Et pleins d'autres sujets, ce livre fourmille d'idées de recherche et donne une impression qu'il y a encore énormément de choses à faire à et découvrir. Sur ce point ce livre donne une sacrée énergie. Et, comme toujours, en toile de fond, les questions existentielles, la Vie, la Mort, notre Naissance (Cosmos, Terre, Humanité), notre destinée ... Et les réponses de la science. Enfin tout ces concepts et questionnements sont manipulés avec aisance brio et élégance ce qui rend l’ensemble accessible sur des sujets pourtant qui décoiffent. C'est tout le génie de l'auteur. Un super livre !!!

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA^Googol

dimanche 18 avril 2021

Atomes de Theodore Gray

Atomes Une exploration visuelle de tous les éléments connus dans l'Univers de Theodore Gray (Éditions Place des Victoires, 240 pages, 2010)

Incipit :

Le tableau périodique des éléments est le catalogue de tout ce que vous pouvez vous faire tomber sur le pied.

Une visite guidée, visuelle, teinté d'humour, de la table périodique des  éléments. Richement illustrée d'objet de la collection personnelle de l'auteur (Sauf ce qui a été confisqué par le FBI et peut-être quelques sources externes) cela raconte aussi la découverte, l'usage (Parfois complètement farfelus ou terriblement dangereux comme l'utilisation "thérapeutique" d'éléments radioactifs) de ces éléments souvent dans des associations combinées avec d'autres, pour soit renforcer, soit durcir soit embellir soit ... Au début est présenté (Trop brièvement) la logique de cette table, en quoi les atomes interagissent chimiquement (pour simplifier uniquement par la dernière orbitale, donc essentiellement les électrons ... Étonnant, non ?), les différentes orbitales des électrons, etc. La légende de chaque élément est également illustrée (point de fusion, masse, densité etc). L'auteur se permet quelques critiques, toujours bienvenues et souvent caustiques, sur l'usage de l'ampoule ou encore l'erreur de croire que c'est l'Iridium le plus dense, alors que c'est l'Osmium. Les charlatans de tout poils seront aussi vertement moqués tout comme les mensonges publicitaires éhontés de certaines marques (Ces dernières indiquant à tort l'usage d'un élément "vendeur" sans qu'il y en ait la moindre trace). Au final un livre de référence très très amusant, éducatif, enrichissant, édifiant. On apprend au passage une foule de choses, souvent surprenantes (Enfin pour moi). Il y a quelques rares coquilles (Des légendes associées à la mauvaise illustration), mais globalement c'est ok. Je regrette que les points de fusion (Et ceux du passage liquide au gaz) ne soient pas plus clairement indiqués, qu'il n'y ait pas un poster détachable de la table périodique en A0 qu'on puisse accrocher au dessus de son lit et qu'un Spinthariscope ne soit pas offert avec l'ouvrage, j'aurais adoré !!! J'aime bien la bibliographie qui me donne l'envie d'en savoir (encore) plus. Si après cela vous ne voulez pas devenir chimiste alors je ne peux plus rien pour vous. Ah si, peut-être le visionnage de 25 expériences de chimie en 15 mn par Andrew Szydlo. Nan il y a pas que lui qui aime ce qui brûle ou fait boom ! Et puis, ce livre est moins cher qu'un Gömböc alors pourquoi se priver.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA


vendredi 16 avril 2021

Alice in Quantumland by Robert Gilmore

 Alice in Quantumland An allegory of Wuantum Physics by Robert Gilmore (Springer-Verlag, 184 pages,
1995)

Incipit :

Alice was bored.

Alice au pays des merveilles est d'une telle richesse que cette œuvre a fait l'objet de constantes et nombreuses références sur des thèmes variés (Par exemple dans le G.E.B. Gödel Escher et Bach, Les brins d'une guirlande éternelle). Et l'Univers barré de Lewis Carroll s'adapte très bien à l'univers tout aussi étrange de la physique des particules. Essayer de comprendre la physique quantique est passer de l'autre côté du miroir. C'est raconté de manière pertinente, astucieuse et d'une certaine manière avec un humour parfois très drôle. J'ai pourtant lu quelques ouvrages de vulgarisation sur le sujet et là encore j'ai été surpris d'apprendre certains détails dont je n'avais jamais entendu parler, en particulier sur certaines particules (Et leur nombre qui dépasse le tableau que j'ai). J'en étais à hadrons, fermions, quarks, anti-quarks, électrons, protons, up, down etc. ou encore le paradoxe EPR, mais là cela décrit notamment les couleurs des quarks (qui ne sont pas de vraies couleurs) et comment on perçoit le changement de ces couleurs avec des détails que je n'avais jamais lu. En bref c'est une allégorie très bien faite, amusante, sous pour autant édulcorer les aspects scientifiques. On comprend qu'on comprend pas grand-chose en fait (Ce que disait déjà Feynman). Mais cela reste passionnant. Un livre qui ne déparera pas des étagères d'un collectionneur des variations d'Alice au pays des merveilles ! Il manque peut-être un petit chapitre pour le champs de Higgs et son boson (Découvert bien après 1995) mais sinon c'est une introduction excellente !

Note: AAAAAAAAAAAAA

dimanche 11 avril 2021

Jefferson de Jean-Claude Mourlevat

 Jefferson de  Jean-Claude Mourlevat et Antoine Ronzon (Illustrations) (éditeur, nb pages, année)

Incipit :

Le jeune hérisson Jefferson Bouchard de La Poterie acheva de ranger son logis en chantonnant des petits pom ... pompom ... pompom ... à la façon des gens qui sont de très bonne humeur.

Un roman jeunesse qui à travers une enquête adresse un sujet très actuel, la condition animale. L'auteur crée un univers où des animaux divers vivent en communauté mais cohabitent avec les sociétés humaines. C'est raconté avec beaucoup de tendresse et on s'attache à Jefferson et son compère cochon. La fin est très belle (Mais je ne puis vous la dévoiler). C'est une bonne manière de sensibiliser dès le plus jeune âge sur la condition animale (Dont je ne puis dire plus c'est au cœur de l'intrigue). Je vais peut-être me pencher sur les autres œuvres de l'auteur.

Note : AAAAAA

Kim détective et compagnie de Jens K. Holm

 Kim détective et compagnie de Jens K. Holm (OCDL, 109 pages, 1975)

Incipit

Le train entra dans la petite gare sur la côte de l'île de Seeland.
Un roman jeunesse que je relis régulièrement. Un souvenir d'enfance. J'ai adoré cette histoire de vacances entre adolescents, qui représente pour moi des vacances idéales, l'amitié, l'aventure, la construction d'une cabanes, faire du camping sauvage, un pote geek qui a un laboratoire, faire des fusées, etc. J'ai l'impression de vivre des vacances en le lisant. L'auteur a su capter ce moment d'insouciance où on vit pleinement. Il y a un côté indicible que je ne puis traduire suite à cette lecture. Disons qu'elle est très réconfortante. Je me rappelle avoir lu au moins un autre de la série mais je n'ai pas retrouvé cette candeur, cette légèreté qui se trouve dans celui-là.

Note : AAAAAAAAAAAAAA

LHC : le boson de Higgs de Michel Davier

 LHC : le boson de Higgs de Michel Davier (Le Pommier, 392 pages, 2013)

Incipit :

4 juillet 2012. L'Auditorium du CERN (Organisation européenne pour la recherche en physique des particules), à Genève, est plein à craquer, et la fébrilité des physiciens et ingénieurs est palpable.
Un livre qui raconte le contexte de la découverte du boson de Higgs. Pour un livre d'accès grand public je ne le trouve pas assez clair quant à la vulgarisation sur la partie particules et le modèle standard. Notamment la classification aurait gagnée avec un tableau plus clair et complet (Par exemple pour les particules élémentaires, il en existe de très bon en ligne, voir la photo en miniature de Wikimedia Commons. Même dans le livre Éléments de géologie 16e édition du "Pomerol" pages 18 et 19 c'est plus clair, c'est dire). La symétrie aurait beaucoup gagnée par une explication plus fournie sur les symétries, des exemples mieux choisis
Wikimedia Commons (c)

et des comparaisons plus parlantes. Il y a un contraste fort  avec la partie plus historique qui, quant à elle, est très accessible, et tout aussi intéressante. Il est dommage que les diagrammes de Feynman comportent des erreurs ou omissions. Page 33 Figure 2 (b) les flèches du positon ne sont pas dans le bon sens (Le Bhabha scattering vérifiable en ligne), de même page 60 Figure 9 (a) et (b), flèches inversées pour le positon, flèches manquantes pour le quark et l'antiquark (Vérifiable en ligne également, pour le (a) annihilation en haut à droite, pour le (b) en haut à droite). La webographies est un peu vieillissante (Liens périmés). La partie histoire du LHC est très intéressante (Cela m'a donné l'envie d'en savoir plus, ce que j'ai fait en ligne, mais si je trouve une histoire du LHC je me laisserais bien tenter, voire ... le visiter !). L'auteur éclaire les  aspects politiques et économiques de la recherche fondamentale (Budget, planification sur plusieurs décennies,  collaboration internationale). Enfin l'auteur relativise l'effet 'Particule de Dieu' soit en précisant dès le départ le choix erronée d'un tel vocable pour décrire la nouvelle particule (petit côté marketing), ce qui a également entraîné une traduction française médiocre ('God Particule' devant plus se traduire par 'particule Dieu' que 'particule de Dieu', sans parler des rigolos créationnistes qui ne bananent rien mais en profitent au passage), une traduction biaisée mais cela ne m'étonne guère au regard du niveau d'anglais des français. De surcroît il est opportun d'insister sur le ridicule stupéfiant d'une telle approche (Dieu, s'il existe, a créé toutes les particules et pas seulement le boson de Higgs, c'est aussi ignorer que le Modèle Standard est incomplet et que le boson de Higgs n'est pas la fin de l'histoire, et que le champ de Higgs est aussi important, mais bon quand on en est à dire n'importe quoi, pourquoi se limiter ?). Moi qui suis plutôt visuel, je trouve que cela manque de graphiques, de schémas, de poster A0, de t-shirt bonus, d'un accélérateur miniature de particules à mettre dans on jardin (Ou au moins le plan pour en fabriquer un, par exemple celui utilisé par Kaku Michio), un billet d'avion classe Gold aller-retour pour Genève pour visiter le LHC avec guide dédié et globalement des explications plus imagées ou plus détaillées (pour la première partie qui est la plus difficile à suivre). J'ai l'impression que l'auteur avait de la marge pour expliquer et que parfois on sent cet effort et parfois plus du tout. Bon globalement cela m'a intéressé quand même !

Note : AAAAA

dimanche 28 mars 2021

A brief history of Time by Stephen W. Hawking

 A brief history of Time From the Big Bang to Black Holes by Stephen W. Hawking (Bantam Book, 212 pages, 1989)

Incipit :

A well-known scientist (some say it was Bertrand Russell) once gave a public lecture on astronomy.

Suite à mon intérêt ravivé quant à (Merci à Max) l'astronomie et plus généralement à l'astrophysique, associé à mon faible pour Stephen Hawking, j'ai relu cet ouvrage toujours aussi excellent même si sur certains points il commence à dater (Par exemple depuis sa parution les ondes gravitationnelles ont été détectées, en 2015 par LIGO, ou encore un Trou noir a été photographié, M87 en 2019 dont la lumière, polarisée, nous renseigne un peu plus encore). Mais les scénarios, hypothèses, théories diverses n'ont ici pas vraiment pris une ride. Y compris sa manière de raconter. Je suis toujours heureux de le revoir, notamment dans la série The Big Bang Theory. Quelques formules ne m'auraient pas dérangé même si son éditeur ne le souhaitait pas. Ayant lu récemment L'Univers à portée de main, je fais le lien avec les fluctuations quantiques d'une part, l'incertitude d'Heisenberg d'autres part, pour comprendre qu'un trou noir puisse laisser échapper au delà de son horizon de quoi en percevoir le contour, une cure d'amaigrissement particulièrement lente et difficile à détecter. Bref, un grand plaisir à relire !!

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA


dimanche 21 mars 2021

Carte de la Lune de Bertrand d'Armagnac

 Carte de la Lune de Bertrand d'Armagnac (Stelvision, 6 pages, 2019)

Une pochette plastifiée comportant plusieurs cartes de la Lune (face visible sous l'angle de l'oeil, d'un télescope ou d'une lunette). Oui car un télescope inverse le haut et le bas et la lunette parfois en gauche/droit), donc au final il faut apprendre à connaitre la Lune indépendamment de son orientation (Sachant que dans l'hémisphère Sud elle sera inversée). Cette carte est très très pratique pour débuter. Apprendre les points de repères généraux, avec quelques détails significatifs visibles à l’œil nu, aux jumelles ou avec un télescope et les différentes phases de la lune. Facile de voir qu'hier la Lune était aux alentours de J6/J8. Hier soir j'ai pu ainsi regarder la Mer de la Tranquillité, Fécondité et Nectar ainsi que les cratères Théophile, Cyrille et Catherine. J'ai vu assez longtemps bien plus de choses notamment tout une chaine de cratères le long de la Terminaison mais là je ne sais pas encore assez de chose sur la géographie de la Lune. Cela fait pas mal de noms à retenir. D'ailleurs j'aurais aimé plus de détails, par exemple trois ou quatre cartes supplémentaires bien plus détaillées, une coupe de la Lune, des photos des missions Apollo etc. Mais ne boudons pas notre plaisir pour commencer c'est pas mal du tout. Cela donne une bonne idée de ce qui est repérable à l’œil nu, un instrument qu'on a toujours sur soi ...

Note : AAAAAAAAAAAAAAAA

Astronomy A self-teaching guide by Dinah L. Moché

 Astronomy A self-teaching guide by Dinah L. Moché (Wiley, 388 pages, 2014)

Incipit :

Astronomy is a user-firendly guide for the beginner.

En dépit de sa huitième éditions il y a quelques améliorations que je suggèrerais. 

  • L'ascension droite (la déclinaison) indiquée en N ou S et dans le tableau avec un signe négatif pour le Sud et en positif pour le Nord, ce qu'il faut deviner plutôt que ce soit explicite.
  • Les réponses dans la partie cours, qui sont juste après les questions, à mettre en note de bas de page pour pas qu'on les voient sans le faire exprès.
  • Mettre à chaque autoévaluation quelques questions supplémentaires avec un esprit plus "recherche" nécessitant d'approfondir au delà du cours mais pas trop.
  • Quelques cartes plus détaillées notamment sur la lune.
  • De la couleur !! Oui il y a des planches en central mais le reste est en nior et blanc. Moins cher ok, mais moins esthétique.
  • Des exercices impliquant du code (Python par exemple) pour traiter des données
  • Une idée de la journée d'un astronome ou d'un astrophysicien professionnel. De ce que j'en ai vu sur internet cela me semble assez sympa.

Mais à part ces menus détails une excellentissime introduction qui part des fondamentaux et donne l'ensemble des bases à maîtriser pour pouvoir de soi-même aller plus loin dans chaque thématique. Les exercices sont pertinents, l'auto-évaluation pour savoir si on a compris ET mémorisé est une très bonne idée car sans m'en rendre compte j'ai tendance à oublier ou croire avoir mémorisé telle ou telle chose et en fait non. De surcroit il est possible dans quelques semaines de les refaire et d'évaluer ce qu'on a retenu, et s'il y a des oublis hop on relit le chapitre. Ce livre se marie à merveille avec les exos de la Nasa. Page 244 où il parle de Percival Lowell qui a fait la 'Une' en affirmant que les canaux de Mars étaient l’œuvre de Martiens, m'a rappelé Avi Loeb sur 'Oumuamua, à la démarche aussi peu scientifique, utilisant même le rasoir d'Occam de manière curieuse (Un croyant l'utilisant répondrait 'Dieu' à toutes les questions, mais ce n'est pas l'esprit de ce rasoir ...),  ce que confirme Anton Petrov, indiquant les dernières avancées sur ce que peut être 'Oumuamua.Mais revenons à ce livre. Il est tout simplement passionnant, une somme d'informations sur notre système solaire, les objets stellaires, les techniques employées et même à la fin sur l'exobiologie (Astrobiology en anglais). L'autre livre que je potasse est bien plus technique (Astronomie Astrophysique d'Acker) mais justement ce premier livre donne une bonne idée générale, décrit bien le contexte, les différentes avancées et branches de recherche. Il est aussi plus simple d'accès que Le ciel à découvert, et pourtant ce dernier n'a quasiment pas de formules. Là encore je m'aperçoit qu'il faut connaitre de la chimie, de la biologie, de la biochimie, de la géologie, de la climatologie, de l'optique numérique (capteurs CCD), de l'informatique (traitement big data, stats) etc. ce qui fait de l'astrophysique (L'astronome moderne) une matière assez vaste qui dépasse les maths et la physique. En plus avec les quelques exercices, l'autoévaluation je trouve cet ouvrage quasi parfait, une introduction idéale en fait. Avec un tonne de liens web (Nasa, JPL etc) à explorer. De quoi s'occuper des mois. J'ai pu ainsi regarder les photos récentes de New Horizon d'Arrokoth (Pluto and Kuiper Belt). Hier soir j'ai sorti le télescope de table FirstScope et finalement l'Omegon 114/900. Malheureusement ce dernier a un chercheur flou donc difficile de viser, à part la lune. Mais la lune à un grossissement x45 était magnifique, j'ai pu repérer facilement les cratères Catherine, Cyrille et Théophile à côté de la Mer du Nectar. Le long de la Terminaison les cratères étaient bien mis en valeur avec la lumière rasante du soleil. Orion commence à baisser sur l'horizon et mon cerisier est dans le ligne de mire. Et puis sans le chercheur difficile de viser. Sans parler du manque de stabilité de l'ensemble (Oui j'aime mon confort). Les appareils photo numérique commencent aussi à proposer des choses surprenantes comme le Nikon P1000 qui permet de voir les anneaux de Saturne ... assez facilement ou la lune avec luxe de détails tout aussi 'facilement'. A cette aune je me demande si cela ne va pas sous peu changer la donne quant à l'observation (Avec la technologie qui progresse et les coûts qui baissent) surtout avec les outils logiciels de post-traitement de captures vidéos astronomiques.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

samedi 20 mars 2021

L'Univers à portée de main de Christophe Galfard

 L'Univers à portée de main de Christophe Galfard (Poche, 601 pages, 2016)

Incipit

Imaginez-vous sur une lointaine île tropicale par une chaude et claire nuit d'été.

Un livre qui décoiffe, ébouriffe, qui donne le vertige, qui stimule l'imaginaire, qui offre des clés de compréhension de notre Univers comme jamais et toute cela de manière accessible, magnifique livre de vulgarisation scientifique ! Si après cela vous ne devenez pas astrophysicien ou physicien théorique c'est à désespérer :-) Un ouvrage qui donne une bonne idée de l'état de l'art dans la recherche, sur des possibilités stupéfiantes et qui ravive en moi la perte de Stephen Hawking. Un livre qui se marie à merveille avec mes autres lectures sur l'Astronomie et l'Astrophysique et me donne un regard nouveau sur ce ciel que je regarde, moins intimidé car de plus en plus familier. Regarder Andromède en sachant ce que cela représente ajoute au plaisir. Et il y a toujours en filigrane qu'est-ce que comprendre, qu'est-ce qu'expliquer, qu'est-ce que modéliser, qu'est-ce que la réalité, etc. J'aime beaucoup les expériences de pensées. Je suis persuadé que c'est la bonne approche, comme la science fiction, pour inciter des jeunes personnes à choisir ce genre de métier. C'est la première fois où j'ai compris des petites choses sur la théorie des cordes (Rassurez vous c'est à la fin), pourquoi les trous noirs s'évaporent, et ce qu'on entends par multivers ou la gravitation ... Bref un super livre !! Car les livres de cours qui ont des équations évacuent parfois le sens sous-jacent, pourquoi on en est arrivé là, ce que cela implique, la portée philosophique, etc. Or le modèle n'est pas tout, il a un cadre, une histoire. Mais je m'égare, un très bon livre tout public sur notre Univers (Ou l'un d'entre eux ...). Ah sheldon qui travaille sur la théorie des cordes, Sheldon mon héros ...

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

dimanche 14 mars 2021

Foundation and Earth by Isaac Asimov

Foundation and Earth by Isaac Asimov (Harper Collins, 449 pages, 2016)

Incipit 

“WHY DID I DO IT?” ASKED GOLAN TREVIZE.

It wasn’t a new question. Since he had arrived at Gaia, he had asked it of himself frequently.

Et voilà la fin du cycle ! J'étais peut-être impatient de savoir et c'est peut-être pour cela que j'ai trouvé que cela trainait en longueur, mais la fin un peu courte à la réflexion est à la hauteur de mes attentes. Cela parle bien sûr de la Terre, de son système et sa "proche banlieue", ce qui tombe bien puisque je travaille sur l'astronomie en ce moment. Je crois que je vais attaquer le reste du corpus Asimovien, qui concerne spécifiquement les robots. Asimov est vraiment très bon quand même. Je comprends ses récompenses et son statut d'écrivain  majeur de la SF. Je me rappelle avoir lu Pebble in the sky il y a fort longtemps et sans l'avoir fait exprès j'ai cru comprendre que cela a permit plus ou moins le début du cycle de Foundation. Curieux hasard mais d'un autre côté je ne me rappelle plus du tout de cette histoire. Mais j'ai encore ce livre lu adolescent. Humm peut-être le relire.

Note : AAAAAAAAAAAAAAA

vendredi 12 mars 2021

L'éclaireur de Lynd Ward

L'éclaireur Récits gravés de Lynd Ward de Lynd Ward (Monsieur Toussaint L'Ouverture, 1456 pages, 2021)

Des gravures fortes, marquantes, aux symboles percutants. Un noir et blanc ciselé, des choix de perspectives étudiés, tout est mis en œuvre pour marquer l'imagination et nous pousser à nous dévoiler. A l'instar du test de Rorschach, ici pas de paroles, pas de textes, c'est vous qui construisez, projetez votre récit. Ce qui est gravé va réveiller en vous votre univers, vos mythes, votre psyché, vos préjugés et clichés, va vous révéler votre propre éducation, vos fantasmes. Une critique sociétale qui n'a pas perdu une ride. Accompagné de très beaux textes de Lynd Ward, sur l'art et l'artiste, ou encore de ceux d'Art Spiegelman. Un écrin de qualité, papier, reluire cousue, marque page, coffret de protection. Une pièce de collection.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA