mercredi 27 janvier 2021

Silverfin by Charlie Higson

Silverfin A James Bond Adventure. Young Bond Book One by Charlie Higson (Ian Fleming Publication, 400 pages, 2005)

Incipit

The boy crept up to the fence and looked around. There was the familiar sign…

Un roman jeunesse, pour la détente. Enfin pour la détente, il y a quelques passages qui fleurent bon le fantastique/horreur mais j'ai survécu (!). Bon je suis fan de James Bond, probablement lié à ma jeunesse où je le découvrais au cinéma. Depuis j'ai lu en anglais quelques Ian Fleming pour m'apercevoir au passage à quel point les films avaient "modernisé"/modifié les histoires originelles. Ici dans cette série, on peut découvrir l'enfance de James .... alléchant, non ? L'histoire se lit très bien, j'aime les histoires d'adolescent qui vont à l'école, qui grandissent, se transforment, vivent des aventures etc. Mais si le héros ne s'appelait pas James Bond cela n'aurait pas changé grand-chose. Cela aurait pu tout aussi bien être une aventure d'Alex Rider (Je parle des livres, pas des films que je n'ai pas vu). Cela reste proche du personnage emblématique, sur ses capacités, sur son adaptabilité, sur son courage mais cela ne fait pas James Bond pour autant. Donc un peu mitigé sur cet aspect. L'intrigue reste globalement simple au final. Néanmoins l'histoire est prenante et j'ai pris un grand plaisir à la dévorer. Dans la même lignée j'ai commencé Young Sherlock Holmes. Un de mes personnages préféré (Avec Lisbeth Salander, Yoko Tsuno et quelques autres). 

Note : AAAAAAAAAAAAAAAA

A mathematician's apology by G.H. Hardy

 A mathematician's apology by G.H. Hardy (Martino Fine Books, 93 pages, 2018)

Incipit :

It is a melancholy experience for a professionnal mathematician to find himself writing about mathematics.

A sa découverte j'ai été un peu surpris, par le format, je pensais recevoir un livre de poche, et par son épaisseur, un peu court et donc par là même cher, vu que c'est le prix d'un poche. Je m'en suis remis. Vous pouvez reprendre de la tarte au flanc. Nous plongeons dans la pensée d'un mathématicien qui explique ce que c'est que d'être un mathématicien. Un vrai. La différence réside essentiellement entre les mathématiques appliquées et le nirvana des mathématiques : les mathématiques abstraites, les mathématiques pures. De celles qui s'intéressent à des objets dont les théorèmes en révèlent une profondeur abyssale.  C'est très Platon comme vision, mais je vois l'idée. Il admet aussi que ce n'est pas dû à tout le monde et que cet univers est source d'une satisfaction intellectuelle sans bornes. Je veux bien le croire. Bref un condensé de paroles de mathématicien, qui peut faire entrevoir à son lecteur un monde imaginaire totalement abstrait et lui faire toucher du doigt à quel point c'est intéressant même si, en tout cas pour moi, je ne saurais jamais ce qu'il en est réellement. Mais cela m'en donne une idée et une certaine satisfaction malgré tout.

Note : AAAAAAAAAAAAAAA

dimanche 24 janvier 2021

Arsène Lupin Gentleman cambrioleur de Maurice Leblanc

 Arsène Lupin Gentleman cambrioleur de Maurice Leblanc (Fleurus, 150 pages, 2012)

Incipit :

L’étrange voyage ! Il avait si bien commencé cependant ! Pour ma part, je n’en fis jamais qui s’annonçât sous de plus heureux auspices.
L'impression d'un recueil de nouvelles qui s’enchainent avec fluidité. On y découvre l'origine du personnage, son ingénuité, son goût du déguisement, ses plans élaborés, sa finesse d'esprit, son côté joueur et même sentimental. Je retrouve aussi l'esprit Sherlock Holmes, sauf que là Arsène utilise son intellect pour voler autrui, avec brio et raffinement mais sans meurtre ou violence (Sauf envers les criminels). L'autre raison est que cela semble raconté par un tiers de confiance, pendant de Watson. C'est plutôt bien écrit, de manière à attiser la curiosité comme la variation sur le thème apparemment impossible de La chambre jaune de Gaston Leroux ou encore la rencontre épique avec Herlock Sholmès. Et un début pétaradant puisqu'on assiste à son arrestation. Comme dans Sherlock il y a le pendant de l'inspecteur Lestrade. Alors il est vrai que c'est suite au visionnage de Lupin sur Netflix et quelques fuites médiatiques sur le succès de cette série télé que finalement je me suis laissé tenté. Après tout ce livre était chez mes parents et je pensais le lire un jour. J'aime bien ce style et cette ambiance légèrement surannée. 

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAA

jeudi 21 janvier 2021

Doc Savage The Man of Bronze by Kenneth Robeson

 Doc Savage The Man of Bronze by Kenneth Robeson (Bantham, 135 pages, 1964 pour la première édition)

Incipit :

THERE was death afoot in the darkness

Cela me rappelle quelques souvenirs, de vieux Comics, le magazine Strange,  où l'action prime, où la psychologie est réduite, avec un rythme soutenu, des super méchants, des combats réguliers. Une forme de super-héro sans collant ni super-pouvoir mais avec des facultés à la limite du plausible, un supra-humain  à tout le moins. C'est un genre particulier, le Pulp ! En français il y a Bob Morane d'Henri Vernes. In est très vite dans l'action, en quelques chapitres à l'autre bout du monde, dans une vallée perdue d'une ancienne civilisation ... Cela se lit bien mais c'est un peu léger, primaire. Mais très distrayant tout de même. Cela pourrait être le script d'un comics tant on va à l'essentiel et tant c'est visuel finalement. Dans son genre, c'est du pulp comme Indiana Jones, de l'aventure à 200%. Assez fun !

Note: AAAAAAA

mercredi 20 janvier 2021

Oncle Petros et la conjecture de Goldbach d'Apostolos Doxiadis

 Oncle Petros et la conjecture de Goldbach d'Apostolos Doxiadis (Points Seuil, 205 pages, 2000)

Incipit :

Toute famille possède sa brebis galeuse.

Et oui encore un livre qui parle de mathématiques ... et qui le fait bien. Là on est au cœur de ce que cela coûte de s'attaquer à un problème ardu, de ce que c'est que d'être mathématicien (On nait mathématicien, on ne le devient pas ...), des passions dont ne sont pas exempt les mathématiciens, humains comme les autres. Et cela au travers une histoire familiale qui sonne juste.Un récit bien écrit et captivant. Peut-être plus littéraire que Le théorème du perroquet. Moins historique que Le dernier théorème de Fermat, moins technique et plus accessible que La conjecture de Poincaré. en fait une fois commencé j'ai eu du mal à le lâcher. Cet Oncle Petros m'intriguait et le personnage principal, son neveu, je me demandais ce qu'il allait devenir. Ce livre donne une bonne idée de la destinée du mathématicien pur et dur. Cet Oncle Petros me rappelle Andrew Wiles, à la différence que ce dernier a atteint son but ...

Note : AAAAAAAAAAAAAAA

Le théorème du perroquet de Denis Guedj

 Le théorème du perroquet de Denis Guedj (Seuil Points, 651 pages, 1998)

Incipit :

Comme tous les samedis, Max avait fait sa virée aux Puces de Clignancourt; il s'y était rendu à pied, par le nord de la butte Montmartre.

Un roman qui, sous couvert d'une intrigue un peu fantaisiste, propose de revisiter une partie de l'histoire des mathématiques au travers de quelques grands noms (Thalès, Euler, Gauss par exemple) et de quelques concepts issus par exemple de la géométrie ou de la théorie des nombres. Une famille atypique se retrouve avec un perroquet et hérite d'une bibliothèque exceptionnelle d'ouvrages mathématiques. Sur un ton bon enfant, style Daniel Pennac, avec une intrigue qui m'a rappelé Tintin et l'oreille cassée, on est sensibilisé, l'air de rien, à différents aspects des mathématiques, des ouvrages anciens, des mathématiciens et de la quête des théorèmes. Un livre sympathique, qui permet d'apprendre tout en s'amusant. Une excellente sensibilisation à cette matière. Pourrait plaire aux plus jeunes, peut-être 13, 14 ans ? On sent l'auteur passionné et il arrive à nous transmettre celle-ci, ce qui peut être un tour de force pour une matière finalement complexe.

Note : AAAAAAAAAAAAA

jeudi 14 janvier 2021

La conjecture de Poincaré de George G. Szpiro

 La conjecture de Poincaré de George G. Szpiro (Lattès Points Sciences, 408 pages, 2000) 

Incipit :

Le mois d'août n'est pas la meilleure époque de l'année pour visiter l'Espagne.

Mathématiquement plus ardu à suivre que Le dernier théorème de Fermat (La topologie me semble assez ésotérique et l'ouvrage n'offre pas la moindre illustration ou quelques bases ne serait-ce que pour se faire une idée) et plus centré sur le XXième siècle, début XXIème (Le livre de Singh remontait à Pythagore), et s'intéressant aux "petites affaires" dans le milieu assez clos des mathématiciens. Cela reste néanmoins tout aussi passionnant, donne une idée, même lointaine, de ce monde de la pensée abstraite, ce qui n'exclus pas la recherche de la gloire, les coups bas, les rancœurs, l'hostilité, la jalousie. Mais aussi l'entraide, le soutien, le partage. Disons qu'il semble qu'une certaine éthique se soit perdue dans les périodes récentes. Vraiment ? Peut-être. Disons que le slogan libéral "être publié ou crever" n'accentue pas les meilleures aspects de nos personnalités. Je serais plutôt d'avis de Perelman, la recherche pour la recherche et ne pas s'empêtrer dans ces travers si humains. J'ai découvert au passage le site ArXiv, et en parcourant cet article, j'ai été agréablement surpris que Matlab, que j'étudie aussi dans mes révisions mathématiques, était utilisé. Cool, non ? Bon je me dit qu'un jour je tenterais un livre de topologie pour débutant. Pour voir. Cela m'a donné envie de lire d'autres ouvrages de ce type. Notamment Le théorème du perroquet, qui me semble plus orienté roman que ces essais sur des conjectures mais je n'en ai pas d'autres sous la main alors pourquoi pas ? J'ai aussi en ligne de mire Oncle Petros et la conjecture de Goldbach. Et puis ces histoires, qui me dépassent d'une certaine manière, sont très motivantes pour mes révisions. Même si ces dernières n'ont pas du tout le même niveau (et de très très loin), je ne puis m'empêcher de ressentir une certaine satisfaction à faire des dérivées, entre autre. Dans peu de temps j'arrive aux intégrales, cela me rappellera des souvenirs. Et pouvoir faire des graphiques avec Matlab est une grande satisfaction aussi. Je découvre aussi l'intérêt pratique, les liens avec la physique et même le calcul pour des emballages ! Un peu comme Théorème vivant de Villani, on touche du doigt, même de manière imperceptible, ce monde qui me restera en très grande partie inconnu. Mais cela vaut le coup de s'y intéresser.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAA

Foundation's edge by Isaac Asimov

 Foundation's edge by Isaac Asimov (HarperCollins, 432 pages, 2016)

Incipit :

THE FIRST GALACTIC EMPIRE WAS FALLING. IT HAD been decaying and breaking down for centuries and only one man fully realized that fact.

J'ai parfois un peu de mal à débuter chaque tome car avant que l'intrigue débute vraiment on est un peu dans le flou. Et puis l'intrigue est assez élaborée voire retord finalement et là, comment dire, je n'ai pas été déçu, au contraire. Asimov arrive à maintenir l'intérêt dans ce sixième et avant-dernier tome. La fin est même ... cosmique ! Il arrive à insérer des considérations sur l'humanité, nos travers si caractéristiques : l'ambition, la perfidie, la jalousie etc et même la deuxième fondation n'est pas exempt de ces travers toute évoluée qu'elle est dans l'esprit. D’ailleurs ce niveau intellectuel et spirituel me rappelle un tantinet Le jeu des perles de verre d'Hermann Hesse. D'une certaine manière ce volume réponds à une des questions existentielles mais dans une perspective grandiose, qui rappelle une hypothèse dont je puis dire plus sans dévoiler la fin. Disons l'hypothèse G, sans trop en dire. Et puis sept volume comme pour Harry ma saga fétiche. cela ne peut être un hasard ...  J'ai commencé le dernier volume et peut-être que je m'aventurerais dans Le cycle des robots. Dans la postface Asimov parle d'autres ouvrages qui font référence à cet univers, cet empire, par exemple Peeble in the sky que j'avais lu il y a longtemps sans me douter de toutes ces ramifications. En fait cela fait parti d'un plus grand cycle, le cycle de l'Empire (Oui le nom utilisé par Lucas pour sa saga Star Wars) pour  Décidément il est fort Asimov ... un Maître.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAA

samedi 9 janvier 2021

Le dernier théorème de Fermat de Simon Singh

 Le dernier théorème de Fermat - L'histoire de l'énigme qui a défié les plus grands esprits du monde pendant 358 ans de Simon Singh (Pluriel, 305 pages, 2002)

Incipit : 

Nous nous rencontrâmes enfin dans une salle clairsemée, assez grande pour contenir tous les gens du Département des mathématiques de Princeton à l'occasion de leurs grandes célébrations.

Une histoire très bien racontée, le juste équilibre entre émotions, aventures, suspense, notions mathématiques pour en comprendre l'enjeu intellectuel. Cela donne envie de devenir mathématicien c'est dire. Une quête commencée très tôt et l'auteur rappelle les origines à Pythagore, la question posée, la réponse dans la marge d'un livre par Fermat mais sans le détail de la démonstration, et la quête de nombreux mathématiciens, y compris des pointures Leonhard Euler, Gauss et d'autres. J'ai dévoré cet ouvrage. Cette lecture est très motivante aussi. A mon échelle je fais des mathématiques pour le plaisir, j'utilise Matlab depuis quelques jours et je comprends les sentiments qui habitent les mathématiciens (toute proportion gardée). Non seulement cela me permet de vérifier des calculs mais aussi se les représenter, que ce soit des fonctions, des dérivées ou la modification de coordonnées via des matrices. Il y a quelques passages dans ce livre qui m'ont beaucoup touché, la quête personnelle d'Andrew Wiles mais aussi le destin tragique de Taniyama. J'ai aussi regardé le documentaire de la BBC sur Dailymotion, et j'ai été fasciné par les formes modulaires, encore plus qu'elles aient un lien avec les équations elliptiques. L'auteur arrive à nous faire toucher du doigt cette épopée absolument passionnante. Et puis quelques anecdotes amusantes et quelques énigmes. Au point que cela m'a incité à en lire un autre dans la même veine : La conjecture de Poincaré de Szpiro qui parle d'un autre génie des maths, Grigori Perelman et d'une autre conjecture, non pas celle de Shimura-Taniyama mais celle de Poincaré, oui c'est le titre, cela tombe bien, fou non ?

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Le discours de Fabrice Caro

 Le discours de Fabrice Caro (Folio, 210 pages, 2018) 

Incipit :

Tu sais, ça ferait plaisir à ta sœur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie.

Du grand Fabcaro. Déjà drôle dans ses BD il réussit dans cet ouvrage à garder le même 'mauvais' esprit, un ton décalé, un regard acéré sur nos faiblesses humaines, nos travers et une mise en perspective qui frôle parfois l'absurde. Sous un prétexte assez trivial, un discours de mariage, il nous emmène dans les relations dysfonctionnelles, les affres de l'amour, les non dits familiaux, sur un ton détaché et moqueur, un peu comme Houellebecq mais en moins sinistre, enfin moi Houellebecq me fait rire, mais bon. En lisant ce livre je m'imagine les planches que Fabcaro pourrait en tirer. Une lecture agréable assez détente, feelgood en fait.


Note : AAAAAAAA

vendredi 1 janvier 2021

Super crunchers by Ian Ayres

 Super crunchers - How anything can be predicted by Ian Ayres (John Murray, 260 pages, 2008)

Incipit :

Orley Ashenfelter really loves wine : "When a good red wine ages," he says, "something quite magical happens".
Un livre étonnant qui montre à quel point le calcul sur les données à partir des statistique (calcul régression) ou à partir de réseau neuronaux sur un ensemble gigantesque de données peut permettre de comprendre, analyser, produire de nouvelles informations et même prédire, anticiper. Le premier exemple sur la qualité d'un vin est révélatrice. A la fois de ce qu'il est possible de faire, de remettre en cause l'hégémonie d'une personne se prétendant experte, de réduire à une formule ce qui apparemment était du domaine des sens. Au fil du livre on perçoit à quel point l'expertise remise en cause peut être mal perçue voire complètement rejetée. Une blessure narcissique s'ajoutant aux trois de Freud ... Et pourtant, si on s'en tient aux exemples éducatifs ou médicaux, cela semble permettre de faire mieux, beaucoup mieux. Aussi fun que le livre Freakonomics, cela pose aussi la question, comment une 'simple' formule peut prédire la qualité du vin ? Et comment ce type de résultat permit par le data mining peut semer le trouble, le désordre, voire créer de l'hostilité ? Comment l'analyse régression peut se passer de soit-disant experts, la formule magique étant ici dévoilée, de nouveau pour orienter vos investissements, formule accessible ... à tous, tout comme sa découverte ou la découverte d'autres 'formules' à partir des OpenData. Et puis la vie privée qui est bousculée, car nous laissons d'innombrables traces et nos habitudes en sont bien plus prévisibles qu'on veut bien le croire, analysées et valorisée par le data mining, cela pose question sur nos libertés, notre autonomie, notre besoin de liberté, fut-elle illusoire. Encore une lecture suggérée par Culture Numérique. Excellente suggestion.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA