jeudi 3 juin 2021

Dune by Frank Herbert

 Dune by Frank Herbert (Berkley Book, 537 pages, 1983)

Incipit :

In the week before their departure to Arrakis, when all the final scurrying about had reached a nearly unbearable frenzy, an old crone came to visit the mother of the boy, Paul.
Une relecture, je l'ai lu la première fois l'année de mon bac, il y a ... longtemps. Cela m'avait marqué par le côté total du roman, écologie, économie, anthropologie, religion, géopolitique, etc. Avec une ambiance unique, un côté psychologique très accentué, des rapports de force cruels, perfides, sophistiqués. Et des organisations fascinantes comme le Bene Gesserit. Je regrettais à l'époque de ne pas être une fille pour m'imaginer en faire partie. Puis rapidement être un Fremen, aux yeux entièrement bleus. J'avais ramé à le lire, mon premier roman en anglais et, encore maintenant, ce n'est pas ce qu'il y a de plus simple à lire. Mais j'ai pris grand plaisir à le relire, à détester le baron Harkonnen, à être fasciné par le désert et ce recyclage de l'eau, par la magnificence des vers géants d'Arrakis. Des personnages forts, Paul, Jessica mais aussi Liet Kynes, un étranger qui s'est acclimaté et a été accepté par les Fremen. Un livre qui pose question sur tant de sujet et qui arrive à le faire au travers d'une histoire prenante, limite mystique. Il y a un côté bouddhiste par l'interdépendance du tout, systémique voire holistique, comme la pensée chinoise. L'usage de la voix comme pouvoir rappellera Bourdieu, la dualité de la parole, aussi bien porteuse d'espoir et de vie que de mort et de haine. Cette relecture a agrégé en moi tout ce que j'ai appris, découvert, éprouvé depuis sa première lecture. Et je constate que ce livre n'a rien perdu de sa force, au contraire, il permet de projeter tellement de choses qu'il révèle alors toute sa puissance cachée. Il y aurait tant à dire, mais à chaque lecteur de parcourir son chemin, sa "traversée du désert", à l'instar de Paul, personnage christique. Ahhh et les mentats ... Moi qui souhaitait être informaticien à l'époque, cela me parlait !

Note : AAAAAAAAAAAAAAAA

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire