samedi 31 juillet 2021

Carbone et silicium de Mathieu Bablet

 Carbone et silicium de Mathieu Bablet (Ankama, 272 pages, 2020)

Encore une très belle réussite de Mathieu Bablet, dont j'ai également lu Shangri-La . Cette fois est adressé l'I.A. Encore une fois des symboles forts. Des deux entités l'une est blanche l'autre noire, comme une dualité, et malgré un savoir et un programme commun il y aura divergence et deux regards. L'occasion de décrire notre humanité. dès le départ comme dans Blade Runner le temps d'existence pose question. Le Carbone et le Silicium sont les deux éléments sur lesquels une vie, telle qu'on la comprend, pouvaient se développer. Nul hasard si le Carbone qui renvoie à la vie humaine est complétée du silicium la vie artificielle à base de puce électronique. Il y aurait beaucoup à dire, je vous laisse découvrir. Là aussi merci à l'éditeur à la fois pour le format qui met en valeur les planches et les couleurs riches ainsi que pour le prix abordable.  Cela réveille en moi mes lectures cyberpunk (Neuromancer, Snow Crash, Ghost in the Shell, Gunnm etc), les films (Blade Runner, Matrix, Wargames, etc) et de nombreux essais (Par exemple Chatbot). Mais cette BD a sa place par sa narration envoûtante. J'ai particulièrement apprécié le chemin d'une des I.A. qui s'évertue à parcourir l'intégralité de la terre et indique où il en est par ... pourcentage. Une vision chiffrée du monde comme certains qui ne voient qu'au travers des chiffres, un peu réducteur et illusoires, l'impression fallacieuse de maîtriser ...

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Shangri-La de Mathieu Bablet

Shangri-La de Mathieu Bablet (Ankama, 222 pages, 2016)

Excellente bande dessinée. J'apprécie en particulier le format (Et le prix assez raisonnable) qui met en valeur les planches de Mathieu Bablet. Le début est éminemment symbolique, de l'Un non manifesté émerge du fluide amniotique (La vie est sortie de l'eau d'après la science et le Dieu de la genèse flottait au dessus des flots) un être, qui se scinde en deux, de l'Un émerge le Deux qui crée le trois. Cela rejoint les mythes que l'on retrouve dans Mircea Eliade ou Trinh Xuan Thuan. Cela résonne d'autant plus dans mes synapses que j'étudie le livre L'abbaye du Thoronet, un traité de géométrie sacrée: Méditation sur la genèse d'une oeuvre, je retrouve la puissance évocatrice d'un 2001 odyssée de l'espace, l'éternel recommencement, l'homme qui se prend pour Dieu comme dans le mythe de Babel etc. L'auteur recycle des thèmes certes déjà connus mais arrive à les mettre en scène avec brio et son regard singulier, les planches sont particulièrement belles. La cause animale, le racisme est bien mis en exergue par les animoïdes, tout comme le pouvoir par écran interposé (D'autant plus amusant en ces périodes de télétravail) ou encore le contrôle des peuples par la consommation (L'impression qu'Apple, sans être nommé, est visé, mais le sujet dépasse cette seule entreprise).

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Le bureau des affaires occultes d'Eric Fouassier

Le bureau des affaires occultes d'Eric Fouassier (Albin Michel, 368 pages, 2021)

Incipit :

Affronter sa peur.

Ahhh voilà qui est bien mieux comme thriller ésotérique. Bien mieux écrit que Sphinx et sa suite Urgence Absolue. Cela me réconcilie avec le genre. Français plus soutenu, personnages mieux campés, ambiance 19ème à la Sherlock Holmes bien restitué. Usage de vocables de l'époque, utilisation avisée des lieux du Paris de l'époque également, en prise avec les découvertes scientifiques du moment. Du beau travail. Excellente idée d'inclure Évariste Galois ou encore Vidocq dans le fil du récit !! Héro au passé sombre, avec un vrai cerveau,  perspicace et téméraire et une histoire d'amour esquissée. Ah ce Valentin, j'espère bientôt le retrouver ! Vivement la suite. Prix 2021 Maison de la Presse amplement mérité !!!

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Urgence absolue de Christian Jacq

Urgence absolue de Christian Jacq (Pocket, 528 pages, 2019)

Incipit :

Vers quel univers le Sphinx, la plus grande sculpture jamais créée, levait-il les yeux ?
Suite de Sphinx que je trouvais déjà un tout petit peu pénible, hé bien c'est pire cette fois. J'ai l'impression que l'auteur pisse à la ligne. Certes les références à l’Égypte, le changement de lieu incessant prétexte à quelques anecdotes est pas trop mal. Mais les deux héros sont vraiment usant, ils savent qu'ils sont suivi (Depuis le premier tome), qu'ils ont servi de chèvre, qu'ils aident l'ennemi à abattre les supérieurs inconnus et qu'est-ce qu'ils font ? Ils continuent ! A un moment (Oui je suis lent) je me suis rendu compte qu'en fait ils étaient plutôt cons comme des manches, ce qui a nui gravement à mon rythme de lecture et a rendu éprouvante la lecture de la fin de ce volume. En tant qu'auteur il ne suffit pas d'affirmer que le héro est intelligent encore faut-il qu'il le prouve par ses actes. Et là ben ... non. Dan Brown fait bien mieux.

Note : bof.

Sphinx de Christian Jacq

Sphinx de Christian Jacq (Pocket, 464 pages, 2018)

Incipit :

Le monde allait mal, et Bruce aussi.
J'étais intrigué par le quatrième de couverture, l'emprise des  nouvelles technologies (comme dans Le Cercle , Thermodynamique de l'évolution, ou encore Cryptocommunisme), une course poursuite à la Dan Brown mais avec des personnages qui se croient futé et qui provoquent la mort de ceux qu'ils recherchent et n'en tire d'autres conclusion que de ... continuer. Ils se disent sûr d'eux-mêmes, intelligent, mais en fait ils ont juste de l'argent (Beaucoup) et ont une approche assez bourrin. Manque de finesse mais globalement cela peut se lire l'été. Malheureusement il y a une suite, Urgence Absolue (Article à venir). Les aspects symboliques ou liés à l’Égypte font le charme de ce livre mais les deux héros sont au final assez peu attachant. Bruce en particulier. Il fonce et semble pas vraiment réfléchir. Il le dit ou l'auteur le suggère mais dans les faits, quelle buse, comme son meilleur pote milliardaire. Je préfère Dan Brown ou l'excellent Bureau des affaires occultes (Article à venir).

Note : AAA

La Chasse de Bernard Minier

La Chasse de Bernard Minier (XO, 472 pages, 2021)

Incipit :

PLEINE LUNE. Comme dans ces films de série Z qu’il affectionnait. Des histoires avec des zombies ou des vampires. Pas de vampires ici. Ni de zombies. Mais bien pire. C’était derrière lui : pas loin. Quelque part dans la forêt.

Idée pas mauvaise même si le thème a déjà été traité par ailleurs (Les chasses du comte Zaroff) mais c'est surtout un thriller de facture finalement assez classique et une intrigue traitée un peu trop mollement (Par rapport à d'habitude pour la série avec Martin) et qui m'a laissé sur ma faim pour une fois. Je ne saurais dire vraiment pourquoi finalement, peut-être qu'il a manqué un ingrédient, je ne sais trop. Disons que je m'étais habitué à mieux de la part de l'auteur. Bon voilà que j'ai atteint la fin pour les aventures de Martin, il va ma falloir patienter pour une parution future ...

Note : AAAAAA

dimanche 18 juillet 2021

Petit traité d'histoire des religions de Frédéric Lenoir

Petit traité d'histoire des religions de Frédéric Lenoir (Points Essais, 370 pages, 2014)

Incipit :

Comment est né le sentiment religieux ?

Excellent petit traité d'histoire des religions, vraiment excellent. car c'est une gageure de faire entrer en si peu de pages la richesse des diverses religions et de ne pas s'y noyer, de s'y perdre mais surtout d'y trouver une source de visions d'un ou d'autres mondes. Un autre regard. Lecture passionnante qui se marie à merveille avec Les Chemins du sacré, du même auteur, sur ArteTV. Une prise de recul sur la ou plutôt les croyances, les pratiques, les rituels, sur les différents courants religieux, les cosmogonies, l'appropriation du monde, bref une mise en perspective édifiante. C'est raconté sans lourdeurs, de manière simple et directe avec à chaque page des éléments de réflexions, des points notables. Ce livre est une réussite, un condensé de pistes, de chemins, d'interrogations. On ressort grandi d'une telle lecture. Cela complète d'autres lectures personnelles comme Histoire des croyances, Le Sacré et le Profane, Penser le Coran, La victoire des sans Roi, Le livre d'Hénoch, Le Royaume, etc. Ce livre ouvre le regard, incite à se découvrir, se dépasser, incite à la tolérance. En soi c'est déjà beaucoup.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

jeudi 15 juillet 2021

La Vallée de Bernard Minier

La Vallée de Bernard Minier (Pocket, 576 pages, 2021)

Incipit :

-- POURQUOI ... VOUS ... FAITES ... ça ?
Toujours aussi prenant ... Faut dire que dès l'incipit le ton est donné .... Sixième aventure de Martin Servaz après Glacé, Le Cercle et N'éteins pas la lumière, Nuit, Soeurs. Quelques personnages d'un passé lointain qu'on retrouvent, en particulier Irène Ziegler, toujours un regard acéré sur nos sociétés dont le climat délétère ou le côté anti-flic est souligné, un ouvrage au climat général oppressant avec un passé bien sombre, des fantômes du passé dont l'Institut Wargnier, et toujours cette interrogation lancinante sur le Mal agrémenté de morts atroces. Et quelques remarques bien senties sur la violence, saupoudré de citations intéressantes, y compris celle de Carl Rogers, ou de références sur des déités du monde entier. Et puis content de retrouver Martin, donc la carrière tient à un fil, comment va-t-il s'en sortir ? Mais mon principal problème est que c'est l'avant dernier de la série avec Martin ... que vais-je lire le restant de mes vacances ? Quel suspense ... Peut-être du Dean Koontz recommandé par un ami.

Note : AAAAAAAAAAA


mercredi 14 juillet 2021

Alexandra-David-Neel Exploratrice et féministe de Laure Dominique Agniel

Alexandra-David-Neel Exploratrice et féministe de Laure Dominique Agniel (Tallandier , 256 pages, 2021)

Incipit :

Tunis, jeudi 4 août 1904.

Une vie bien remplie, une page wikipédia longue comme le bras. La première européenne à aller au Tibet ! C'est suite à l'achat au Chat qui dort d'un de ses ouvrages, Voyages et aventures de l'esprit, pour ma fille, que je me suis dit que sa biographie devait être passionnante. C'est le cas. Alexandra avait la bougeotte et une aspiration à l'élévation (Bon choix pour le Tibet donc, le sommet du monde). Et un esprit critique à qui on ne la raconte pas. Y compris pour la Théosophie, elle ne s'en laissait pas conter sans pour autant condamner. Ouverture d'esprit, quête, voyages, une vie remplie à ras bord. Un côté anar, ni Dieux ni Maître, et à cette époque ne pas s'agenouiller devant un homme, fut-il le Dalaï Lama. Elle a réussit à se marier, elle a su trouver la personnes adaptée, qui l'a tout de même attendue à un moment pendant une absence de 13 ans sans que cela entame un échange épistolaire quasi journalier (Hé bé la Poste de l'époque, chapeau bas !). Une sacrée femme, la force de la volonté, et une étoile protectrice incroyable, Alexandra ayant fait des efforts physiques conséquents, ayant traversée des zones de pandémie, de guerre, etc. Une bibliographie bien écrite qui incite à la découverte, au voyage, à la réflexion, à la quête de soi, à l'écriture aussi tant Alexandra sera prolixe sur ses expériences. Au point qu'elle adopte un fils (son Passe-partout), qui lui-même deviendra connu et écrira. C'est aussi un couple atypique qui survivra à une femme éperdue de liberté et de joie du monde. Un plaisir de suivre les aventures d'Alexandra (Une vie comme Les tribulations d'un chinois en chine, ou encore le tour du monde en 80 jours de Jules Verne, sauf pour la limite de temps ...).

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Her-Bak "disciple" d' Isha Schwaller de Lubicz

Her-Bak "disciple" d' Isha Schwaller de Lubicz (Flammarion, 544 pages, 2014)

Incipit :

Le moment indécis qui termine la nuit par l'annonce de l'aube impose le silence.

Suite plus universitaire et spirituelle (Si cela était possible) de Her-Bak "Pois Chiche". Donc moins romancé, plus "pédagogique" et plus ésotérique. Donc cela m'a pris plus de temps, la culture égyptienne ne m'étant pas assez connue et encore moins maîtrisée. L'histoire suit toujours Her-Bak et l'enseignement du Sage, en fait ... le lecteur en quelque sorte. Pour moi plus difficile à suivre et à comprendre. Même accompagné d'un gros corpus explicatif (Au moins 150 pages du volume). C'est presque un guide d'étude spirituel pour un étudiant de l’Égypte ancienne et de sa culture. Cela reste de haute tenue et certains passages intéressants mais un peu trop ésotérique à mon goût (Dans le sens je ne comprends pas tout car il me manque des bases, je ne suis pas contre l'ésotérisme en soi). Débuté il y a plusieurs mois régulièrement je lisais quelques pages pour m'en imprégner. Mais pour moi ne s'est pas lu comme un roman, cela m'a demandé un effort. Parfois abscons (Nécessitant un approfondissement et un investissement supplémentaire en égyptologie).

Note : AAAAAAAA

lundi 12 juillet 2021

La Souplesse du Dragon de Cyrille J-D Javary

La Souplesse du Dragon. Les fondamentaux de la culture chinoise de Cyrille J-D Javary (Albin Michel, 314 pages, 2017)

Incipit :

Aucune terre à la surface du globe n'a été, comme la terre de Chine, aussi constamment sillonnée par le même peuple depuis aussi longtemps.
Un excellent ouvrage sur la pensée chinoise, en quoi elle diffère de la pensée occidentale, et comment mieux comprendre un peuple au travers de son histoire, de sa géographie, de son écriture, de sa culture. D'une certaine manière tout est lié. Comme pour les autres cultures. Sur certains point je trouve que l'auteur force le trait sur les différences avec la culture occidentale, non pas qu'elles n'existent pas mais cela aurait mérité plus de nuances. Par exemple la différence entre idéogramme et écriture à base d'alphabet, je comprends les arguments de l'auteur, mais ce n'est peut-être pas aussi tranché que ce que l'auteur en dit, ce dernier évacuant le signifié/signifiant et les dernières recherches sur la linguistique. Mais cela reste un ouvrage fort intéressant, qui jette les bases sur les fondamentaux d'une culture qui ne me semble pas inaccessible pour peu qu'on se penche dessus et qu'on fasse l'effort de ressembler les différents éléments tant ceux-ci font sens au sein d'une culture globalisante. Quant à la pensée analogique, anagogique, elle n'est pas étrangère à la culture occidentale (Astrologie, ésotérisme, alchimie etc) même si effectivement elle a été mise de côté depuis au moins le siècle des Lumières. La pensée symbolique n'est pas non plus exclue de la pensée occidentale par exemple La docte ignorance, même si elle été au service du christianisme. Je veux dire par là qu'il y a des moyens d'entente et de compréhension ce que l'existence même de ce livre tend à démontrer. Par exemple le culte des ancêtres est bien plus prégnant en Chine pour les raisons que cet ouvrage souligne et ce culte n'est pas exempt de la culture occidentale même si pour cette dernière elle est affadie. Je sens de l'unicité dans cette diversité et de la richesse dans les cultures diverses, c'est pour cette raison que j'ai beaucoup apprécié cet ouvrage.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Soeurs de Bernard Minier

Soeurs de Bernard Minier (Pocket, 528 pages, 2019)

Incipit :

Immense, énorme, la forêt s’étendait devant elles…

La carrière de Martin a subie quelques soubresauts. Dans ce récit le thème invoqué met en scène les fans d'un auteur de ... romans ... policiers ... Mise en abyme ? Je sens que l'auteur s'amuse bien ! En tout cas des fans un peu trop obsessionnels ... Mince j'espère ne pas faire partie de cette catégorie vu le nombre de Bernard Minier que j'ai lu en quelques jours ... Bernard mon petit Bernard, tu fais quoi ce week-end ? Tu m'enverrais ton dernier récit en court pour que je sois ton premier lecteur ? Hein, s'te plait ? Sinon je te tue !!! (Heu je plaisante, hein, je vais bien, enfin je crois). En tout cas j'aime bien la structure du récit avec un gros flash-back et la première enquête de Martin ! La carrière de Martin va encore subir des soubresauts ... ça sent la retraite anticipée, que vais-je lire après ? Martin en déambulateur, enquête à son compte dans un EHPAD ? (Heu te fâche pas Bernard là aussi je plaisante ... hein ? que j'arrête de t'appeler Bernard, oui Monsieur Minier, pardon Monsieur Minier, non le referais plus). Encore des passages pas simple, les autopsies d'enfant ... déjà une autopsie, je crois que je m’évanouirais ou que j'irais dégobiller dans le premier réceptacle rencontré, mais alors d'enfant ... arghh. Bon c'est pour cela (Me faire avoir des sensations, hein, pas des autopsies en particulier) que je lis des thriller, pour me faire peur, mais en pantoufle sous ma couette, après une camomille (Oui je dors en pantoufle, ça vous pose un problème ?). Et où personne ne peut m'entendre hurler !!! Hein ? Pardon chérie je voulais pas te réveiller ... Oui mais bon Bernard, enfin Monsieur Minier, il arrête pas de m'embêter avec ses ... ok ok rendors toi.

Note : AAAAAAAAAAAA

Nuit de Bernard Minier

Nuit de Bernard Minier (Pocket, 608 pages, 2018)

Incipit :

Elle regarde sa montre. Bientôt minuit.

Toujours les aventures un peu rocambolesques tout de même de Martin Servaz. Pour une fois "gros souci" scénaristique, une personne est suspecte et pas de vérification que la douille retrouvée correspond (ou pas) au pistolet du suspect (Suspect connu, identifié, à qui il est très facile de demander son pistolet pour vérification) ... Cela se fait, mais plus tard dans le récit.J'aurais pensé qu'immédiatement son supérieur hiérarchique aurait réquisitionnée l'arme ! Quand même cela me semble la base. Pire le suspect va au commissariat alors qu'il a appris qu'il avait été piégé ! Cela ne semble pas malin du tout. Bon je suis plutôt tolérant mais là c'est un peu exagéré, bon c'est mon ressenti. Et cela diminue un peu l'aura du personnage en question. Bon désolé de pas dire qui c'est pour pas divulgâcher. J'aime bien l'idée du personnage de la Norvégienne, Kirsten, et surtout l'apparition d'un enfant, Gustav, auquel la Némésis (Julian) de Martin est très lié. Cela donne l'occasion de quelques revirements assez surprenants. Qui est le chat ? Qui est la souris ? Où est le piège, pardon où sont les pièges ? Martin est ici secoué comme un prunier et vois son avenir professionnel s'assombrir ... Bon pas facile de parler d'un thriller, après tout l'ensemble repose sur une intrigue tordue (vous allez être servi). Mais vu que j'enquille les aventures de Martin les unes après les autres vous devez vous doutez que cela me convient. Quatrième aventure après Glacé, Le Cercle et N'éteins pas la lumière. Il y a un petit côté obsessionnel ... Pire ... j'écoute du Mahler, notamment les Kindertotenlieder. Encore plus grave j'ai offert l'album à ma femme ... Que va-t-elle en penser ? Ou ma fille ? Hi hi hi hi.

Note : AAAAAA

N'éteint pas la lumière de Bernard Minier

 N'éteint pas la lumière de Bernard Minier (Pocket, 704 pages, 2015)

Incipit : 

IL MARCHAIT AU CŒUR de la forêt.

Une intrigue autour de Toulouse (Je me demande si l'auteur n'y habite pas) et qui tourne autour de la conquête spatiale et du monde de l'art contemporain. Cette fois il convoque deux thématiques, le harcèlement et sa variante le stalking, pour façonner son intrigue. Un ouvrage plus violent et sadique que les précédents ...Peut-être parce que la violence en général est brutal mais courte alors que le stalking dégrade la victime petit à petit et donc qu'il m'a été plus dure de m'en abstraire, qui sait ? Ce que j'aime bien c'est que comme Thilliez l'auteur s'inspire de sujets contemporains et les exploite au sein des enquêtes de Martin. Ici ce sera la place de la femme dans l'histoire de la conquête spatiale, et cela sourcé dans la postface pour ceux qui voudraient en savoir plus et de manière moins romancée. Et toujours une intrigue alambiquée aux petits oignons. Troisième aventure après Glacé et Le Cercle.

Note : AAAAAAA

Le Cercle de Bernard Minier

 Le Cercle de Bernard Minier (Pocket, 800 pages, 2013)

Incipit :

Son esprit n’était qu’un cri.
Bonne suite (Tome 2) de la saga Martin Servaz. Après Glacé on retrouve notre commandant dans un imbroglio où un dame passé s'entremêle à un crime du présent. Bon j'avoue que comme j'ai tardé à faire mes articles et que je lis Bernard Minier comme on enfile des perles (Là j'ai débuté La Vallée acheté à Paris il y a un mois) je commence à ne plus savoir à quel moment je suis dans la saga. Je me rappelle l'essentiel, le cercle en question, et quelques passages tendus (comme lors de la plongée dans le lac au barrage) mais je vais pas pouvoir dire grand chose de plus. Juste que je suis les pérpéties du héros et que comme pour Sharko de F. Thilliez, Bernard Minier lui en fait voir de toutes les couleurs ! Bref je me suis entiché de cette saga et c'était le moment opportun pour m'y plonger. Ce n'est pas trop gore donc ça va, j'apprécie les personnages récurrents (Julian par exemple), les seconds couteaux (les deux piliers de son équipe), l'ambiguïté avec la femme de son premier adjoint, et les thématiques abordées, en particulier le mal et la violence. Et l'auteur n'hésite pas à parsemer ses ouvrages d'aphorismes ou de remarques critiques sur le monde. Deuxième aventure après Glacé.

Note : AAAAAA


mercredi 7 juillet 2021

Glacé de Bernard Minier

Glacé de Bernard Minier (Pocket, 736 pages, 2012)

Incipit :

Dgdgdgdgdgd - tactactac - ddgdgdgdgdg - tactactac

J'ai lu pas mal de Franck Thilliez et puis je suis tombé sur une couverture de La Vallée, une photo qui me parlait, me rappelait les Alpes et j'avais vaguement entendu parler de Minier. Alors je l'ai acheté, à la gare d'Austerlitz. Mais voilà j'ai cru comprendre qu'il y avait un personnage principal récurrent, Martin Servaz, et je n'aime pas lire dans le désordre. Et j'ai bien fait, car au moment où j'écris cet article j'en suis déjà au quatrième (Oui j'ai un peu de retard dans mes articles ... mais bon les vacances arrivent). Alors j'ai acheté le premier au Chat qui Dort, la librairie de Véronique à Beaugency (Miracle elle avait le premier !!!). Et je ne regrette pas, je l'ai dévoré, j'aime bien les thriller en général et celui-là est très bien agencé, avec des rebondissements, une ambiance qui m'a scotché. Et bon je me suis attaché à Martin. Je n'ai pas regretté une seconde de les lire dans l'ordre, tant il y a en filigrane sa Némésis, Julian, mais aussi des évènements personnels qui font sens. Il y a un petit côté Silence des Agneaux dans ce roman, roman que j'avais adoré tout comme le film éponyme. Bon d'accord j'ai une petite fascination pour les serial killer, ce mal 'absolu' allié à une intelligence parfois hors norme. Hannibal reste bien frais dans ma mémoire, tout comme Clarice. Mais Bernard Minier arrive à donner un ton, une ambiance, et on sent qu'il en a sous le pied, même quand on croit qu'on est à la fin, il passe la seconde ! Ah ? vous en voulez encore ? Ok, pas de problème.

Note : AAAAAAAAAAAA

La cité des hommes saints de Luis Montero Manglano

 La cité des hommes saints de Luis Montero Manglano (Actes Sud, 752 pages, 2021)

Incipit:

Si vous voulez des réponses,  je ne suis pas la bonne personne.

Enfin la fin, et quelle fin ! A part un passage un peu violent et un revirement qui m'a un peu trop surpris, cela reste dans la lignée de La Table du Roi Salomon et de L'Oasis Éternelle. L'auteur arrive encore à surprendre, avec des belles images, en particulier l'idée du Mal et du Bien, de Dieu et de Satan, sans qu'ils soient explicitement nommés, juste évoqués et de belle manière, comme avec l'usage des couleurs de s yeux que tout un chacun peut interpréter ... Il y a un peu la même idée sous-jacente que dans Indiana Jones III, ou la fin du I mais cela reste une belle lecture détente, idéale pour l'été. De l'émotion, des rebondissements, une quête qui est également une quête de soi. Avec force références bibliques et symboliques. Cela tombe bien, après Mircea Eliade (Le sacré et le profane, Histoire des croyances et des idées religieuses), je suis également dans Petit traité d'histoire des religions, de Frédéric Lenoir, d'ailleurs je vous recommande sa série Les chemins du sacré sur ArteTv. Bein sûr on écrit pas à partir de rien, on utilise plus ou moins consciemment les archétypes de l'inconscient collectif tout comme l'histoire du passé et M. Manglano les utilise à sa manière et au vu de la vitesse où j'ai lu ses ouvrages je peux dire que, pour moi, il a bien travaillé. Il a su toucher en moi ce besoin d'aventure, de quête, de connaissance, d'idéal, des trésors, des vieux parchemins, de toutes ces choses qui parcourent la vie de Tirso, teinté d'une spiritualité pragmatique. En fait cette trilogie a été un enchantement, Indiana Jones, les Goonies, Bob Morane, et bien d'autres souvenirs se sont rappelés à moi, de manière diffuse, en filigrane, c'est peut-être cela qui m'a convaincu sans que j'en sois totalement conscient. 

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

L'Oasis Eternelle de Luis Montero Manglano

 L'Oasis Eternelle de Luis Montero Manglano (Actes Sud, 672 pages, 2020)

Incipit :

Mon père était un bon conteur.

Un suite dans la ligne du premier tome La Table du Roi Salomon. Et là on voyage, au Mali, entre légendes, mythes, quête plein de rebondissements (Mêe rocambolesque parfois). Et l'approfondissement des relations entre les différents personnages. Avec en filigrane ce père disparu trop tôt, les relations d'amour contrarié, et des personnages secondaires toujours aussi intriguant comme Enigma. Avec ce goût pour les plot-twist plus ou moins imprévisibles. De l'aventure à la Bob Morane, à la Indiana Jones mais sans que cela réduit à cela, il est toujours délicat de comparer. Cela garde tout de même sa spécificité et j'imagine sans peine une série télé en trois saisons, une par livre. Encore un tome dévoré rapidement tant je ne pouvais le lâcher. Il tombait peut-être aussi à point nommé, qui sait ?

Note : AAAAAA