lundi 23 août 2021

The Miraculous Journey of Edward Tulane by Kate DiCamillo

The Miraculous Journey of Edward Tulane by Kate DiCamillo (Candlewick Press, 228 pages, 2006)

Incipit :

ONCE, IN A HOUSE ON EGYPT STREET, there lived a rabbit who was made almost entirely of china.
Un livre jeunesse qui devrait ravir petits et grands. A lire à ses enfants. Un voyage initiatique parsemé d'illustrations magnifiques. Une très belle édition reliée avec un papier doux, soyeux, une jaquette superbe qui masque une couverture sobre mais dotée d'une montre à gousset en relief !! Bref, du travail soigné. Et cela joue tout autant que le contenu pour offrir aux lecteurs une expérience inoubliable. Le même soin éditorial que pour T.S. Spivet. Il se trouve que j'ai pris connaissance de l'existence de cet ouvrage au travers un k-drama romantique à souhait, avec différents titres, sur Netflix c'est "My love from the stars". On peut y voir le héro extraterrestre, Do Min Jun, lire plusieurs fois cet ouvrage et même le proposer à l'élue de son cœur (Évidemment en coréen). Il y a bien sûr un lien entre l'histoire du lapin et Do Min Jun. Ma curiosité m'a poussé à aller y voir de plus prêt ... je dirais "bon placement de produit" ... ha ha.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAA

Les cathédrales du vide d'Henri Loevenbruck

Les cathédrales du vide d'Henri Loevenbruck (J'ai Lu, 480 pages, 2010)

Incipit :

La nature a horreur du vide. Moi aussi.

Les suites des aventures d'Ari, après Le rasoir d'Ockham. Basé sur la théorie de la terre creuse (Qui parle de rasoir d'Ockham dans l'article, amusant non ?) d'Edward Bulwer-Lytton. Ce thème a beaucoup inspiré, une aventure papier d'Indiana Jones, une BD de Schuiten, des jeux de rôle et j'en passe. J'ai encore pris plaisir à suivre les aventures d'Ari. Au point où j'ai lu sa troisième aventure. Un thriller plutôt prenant et quelques personnages secondaires attachants. Cela m'a à un moment rappelé un livre qui a marqué ma jeunesse, Voyage au centre de la Terre de Jules Verne, je l'ai en édition Hachette de 1930, papier un peu jauni, cela donnait une épaisseur supplémentaire au récit, les runes au début étaient d'autant plus mystérieuses, enfin c'est l'impression ressenti lorsque j'étais ado. Bon là c'est un peu plus ésotérique voir à la limite du fantastique ...

Note : AAAAAAAAAAAA

Le rasoir d'Ockham d'Henri Loevenbruck

Le rasoir d'Ockham d'Henri Loevenbruck  (J'ai Lu, 544 pages, 2009)

Incipit :

Quand il entendit s’enfoncer doucement la longue et large aiguille dans l’arrière de son crâne, Christian Constantin comprit qu’il allait mourir d’une atroce manière.

Après la découverte de l'excellent L'Apothicaire, je me suis dit bon Henri a-t-il écrit d'autres trucs ? Le plus drôle est que j'avais dans ma bibliothèque ce livre depius quelques mois et je n'y pensais plus. Bref, j'ai regardé sur le net et en fait c'est le début des aventures d'Ari MacKenzie, ce que je ne savais pas trop au départ, et encore moins qu'il y avait une suite. Forcément à la fin je m'attendais à une conclusion et les mots "à suivre" m'ont laissé sur ma faim. Donc forcément j'ai lu la suite. C'est un bon thriller ésotérique qui se focalise sur un ouvrage du XIIIème siècle, les carnets de notes de Villard de Honnecourt. J'en avais entendu parler car l'architecture m'intéresse et j'ai en fac-similé ces fameux carnets. Donc il était plaisant de "vérifier" ce qui était dit dans ce roman ou tout simplement d'aller voir les planches seulement décrite dans les aventures d'Ari. L'auteur a l'art du récit et d'une certaine manière on en a pour son argent, un peu comme Luis Montero Manglano de la trilogie des quêteurs. Il y a un mystère lié à l'alchimie, au milieu ésotérique, à Nicolas Flamel etc. En ce qui concerne ce dernier j'ai failli aller voir sa maison à Paris, que ce livre décrit bien (notamment parce que la maison a été adaptée en restaurant au grand dam de l'auteur semble-t-il, et je ne lui donne pas tort, c'est un peu dommage pour une des plus anciennes bâtisses d'être transformée en commerce). On sent que l'auteur a bien bossé son sujet (Il est journaliste je crois) et il a pu ainsi élaborer une intrigue sur trois volumes tout en donnant une tonalité suffisamment différente à chaque fois. Il se trouve que je l'ai fini il y a déjà pas mal de jour, que j'ai lu les deux autres et quelques livres depuis donc j'ai un peu oublié, mais je me rappelle avoir apprécié l'intrigue, ce personnage récurant, sa liaison compliquée avec Lola, et le mystère autour d'éléments inspiré de faits historiques.

Note : AAAAAAAAAAA


Architectures rosicruciennes de William Pesson

Architectures rosicruciennes du XVIIème siècle à nos jours de William Pesson (AAM, 160 pages, 2016)

Incipit :

A rose is a rose is a rose.
Très beau livre richement illustrée à l'iconographie soignée. Pas uniquement centré sur l'architecture en tant que telle ce qui m'a à la fois surpris et un peu déçu au départ. Mais au final les différentes œuvres d'art (Décors, tableaux etc) font sens au travers les réalisations qui s'inscrivent quant à elles dans des réalisations in fine architecturales. De nombreuses références diverses viennent soutenir le récit et incitent à découvrir au delà. Par exemple les magnifiques illustrations pour Les noces alchimiques par Johfra Bosschart. Cet ouvrage est un bon complément de l'ouvrage historique The rosicrucian enlightenment, ou encore La Bible des Rose-Croix de l'historien Bernard Gorceix(En cours de lecture). A partir d'une mystification (Ce que rappelle par exemple Frédéric Lenoir et donc l'A.M.O.R.C qui met en ligne cette vidéo) ont éclot différents mouvements revendiquant l'héritage de ce qui pourtant s'apparente à une blague sophistiquée mais néanmoins révélatrice d'un contexte que souligne Frances Yates (Cf. Supra The rosicrucian Enlightenment). En tout cas on peut constater que dans les arts et dans l'architecture en particulier cela a eu un effet indéniable. Et comme l’Égypte a toujours éveillé en moi  différents sentiments relevant du mystère, de la sagesse et d'une esthétique particulièrement apaisante ce livre a été un voyage enrichissant intellectuellement, réconfortant spirituellement et gracieux esthétiquement.

Note : AAAAAAAAAAAAAAAA

jeudi 5 août 2021

L'Apothicaire d'Henri Loevenbruck

L'Apothicaire d'Henri Lœvenbruck (J'ai Lu, 800 pages, 2013)

Incipit :

Il vécut à Paris en l’an 1313 un homme sans famille qui allait du nom d’Andreas Saint-Loup, mais que d’aucuns appelaient l’Apothicaire et, quand on le désignait ainsi, nul n’ignorait qu’il s’agissait de celui-là bien qu’il y eût de nombreux autres hommes exerçant la profession dans la capitale, car il était à la fois le plus illustre et le plus mystérieux des préparateurs de potions, onguents, drogues et remèdes que l’on pût trouver dans la ville et peut-être même dans le pays tout entier.

J'ai adoré ce roman très érudit, son contexte historique qui me semble superbement reconstitué, les personnages clés de l'époque (Notamment Philippe le Bel mais quelques autres que je vous laisse découvrir), l'épopée d'Andreas, le chemin de Compostelle, les rebondissements, le mystère qui s'épaissit, et la fin magnifique, une mise en abyme qui interroge clairement autant Andreas ... que le lecteur. Ce dernier aura-t-il compris ? La solution de l'énigme ... est en lui. Roman fleuve qui se lit avec délice, à l'instar d'une aventure de Jules Verne ou Alexandre Dumas. Qui m'a également rappelé, en peut-être un peu moins érudit, Le Nom de la rose d'Umberto Eco et pas qu'en raison des citations latines. Dans ce dernier comme dans L'Apothicaire le chemin est important, tout comme le labyrinthe ... Un unique regret ... c'est de l'avoir fini. Car il y aussi de l'amour et une amitié forte qui se construit et cela est bien amené. Le symbolisme me semble omniprésent avec des allusions assez diverses et riches, tout comme sur l'identité et sa construction, la mémoire. Bref un coup de cœur !!!

Note : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA